La zygène de la filipendule, Ricardo Salvador

Couverture La Zygène de la filipenduleDans l’enceinte d’un zoo en faillite voué à une reconversion en centre de loisirs, un des repreneurs chargés de fermer le site est retrouvé assassiné. Un commissaire – qui souffre d’une homonymie fâcheuse avec un célèbre policier belge – mène l’enquête, aidé en cela par un médecin légiste déjanté et un inspecteur aussi dévoué qu’inefficace. L’autopsie aboutit à un premier constat improbable : c’est un éléphant qui aurait fait le coup ! Ou un ours… ou peut-être bien les deux ? Mais ce n’est qu’un début, un second cadavre fait bientôt son apparition, puis un troisième… Dans cette jungle urbaine, tout le monde se retrouve dans le collimateur du commissaire : Nestor, le soigneur du zoo, son frère Pollux, bohème notoire et joueur endetté, le directeur du zoo idéaliste alcoolo, l’ambitieux sous-directeur, les membres du conseil d’administration, Joséphine la femme de service, sorcière à ses heures, et Ginette, la caissière, qui se prépare à une nouvelle invasion teutonne… Immergé dans un univers où les plus dangereux prédateurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit, le policier patauge et l’enquête piétine. Ajoutez à cela des vautours rigolards, un orang-outan amateur d’équations différentielles, un lama psychopathe, un tigre végétarien, un couple de dendrobates, sans oublier la fameuse « zygène », et vous obtiendrez un roman dé-zoo-pilant…

Le début de cette lecture a été un peu difficile, car j’ai été assez désorientée par le ton employé par l’auteur. En effet, celui-ci multiplie les traits d’humour, en ne ménageant pas ses effets, et si certaines situations ou certains jeux de mots m’ont effectivement paru assez cocasses et drôles, l’ensemble m’a semblé un peu lourd, parfois même verbeux.

Pourtant, la galerie des personnages présentés dans le roman, du plus loufoque au plus détestable, ne manque pas d’intérêt, l’intrigue est plutôt originale… mais à force d’en rajouter dans l’humour, il m’a semblé qu’on y perdait en efficacité narrative. Certaines péripéties, bien qu’elles contribuent à construire l’univers un rien barré voulu par l’auteur, ne m’ont pas semblé essentielles pour faire avancer le récit. Les situations de découverte des différents meurtres m’ont semblé répétitives, peut-être parce que trop nombreuses, et pourtant, la résolution de l’enquête se fait un peu à la va-vite, ce qui est dommage car elle aurait peut-être mérité plus d’explications.

Malgré ces défauts de rythme et quelques longueurs, j’ai quand même plutôt apprécié cette lecture, en tout cas originale, et suivi les différents protagonistes avec plaisir.

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