Brève n°8: Grand-Père avait un éléphant, Vaikom Muhammad Basheer

Couverture Grand-père avait un éléphantDu monde, la jeune et jolie Kounnioupattoumma ne sait rien, si ce n’est que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Mais pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, jeunes, riches, puissants… Surtout quand on songe à la splendeur passée du grand-père à l’éléphant.
Hélas, voilà la famille ruinée. Adieu vaste demeure, domestiques, bijoux en or ! Kounnioupattoumma peut enfin goûter aux délices de la baignade en attendant des jours meilleurs…

En racontant l’histoire de Kounnioupattoumma, que son éducation a rendue candide et ignorante, l’auteur se livre à une réflexion profonde, mais néanmoins appuyée d’exemples légers et drôles, sur l’islam et la condition de la femme musulmane.  Il nous offre ainsi une fable fine, sympathique et dépaysante … tellement dépaysante que les nombreux mots indiens inclus dans le livre auraient mérité des notes de bas de page pour devenir compréhensibles par les non-initiés!

Les personnages sont bien campés, mais j’ai eu du mal à m’y attacher. Pattoumma est effectivement une bécasse, comme la surnomme son amie Aïcha, sa mère est aigrie et devient à moitié folle lorsque la famille est ruinée, et se raccroche à la seule idée que son père « avait un éléphant », et le père de l’héroïne,  personnage adjuvant, est assez effacé… L’histoire se conclut très vite, et je suis un peu restée sur ma faim à ce niveau également…d’où mon impression assez mitigée!

Malgré une thématique des plus intéressantes, l’histoire aurait peut-être mérité quelques développement supplémentaires. 

Si je devais donner une note: 6,5/10
Marmotte aime bien sans plus

Livre lu dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des Editions Points

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5 réponses à “Brève n°8: Grand-Père avait un éléphant, Vaikom Muhammad Basheer

  1. J’avais noté le titre après parce que depuis Slumdog Millionnaire, j’ai envie d’en savoir plus sur l’Inde. Du coup, le côté sociologique du roman est suffisamment satisfaisant pour compenser le manque de profondeur et les autres défauts que tu pointes, à ton avis ? 🙂

    • On apprend beaucoup de choses sur la culture indienne et sur l’islam, c’est vraiment intéressant à ce niveau donc oui je pense que ça peut te plaire si c’est ce que tu cherches 🙂 Le manque de profondeur à mon avis intervient plutôt au niveau de l’intrigue, mais ça reste un petit bouquin bien écrit qui se lit vite et donne envie d’aller plus loin dans la découverte de l’Inde^^

  2. Cool, ça tombe bien. J’ adore ce pays.

  3. Pingback: Grand-père avait un éléphant – Vaikom Muhammad Basheer | Le Boudoir de la Damoiselle

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