Grignotage n°245: Winterheim, Fabrice Colin

Couverture Winterheim, intégraleIl y a bien longtemps, les Faeders et les Dragons ont décidé de ne plus s’immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Mirgard, ils ont cependant confié à la Dame des Songes et à ses trois demi-soeurs les Ténèbres la tâche de veiller sur les humains.Aujourd’hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Janes Oelsen, dont les parents n’ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession d’une mystérieuse carte à la suite d’un pari. Accompagné de sa fidèle chouette Flocon, il va partir pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor…

J’ai eu une très belle surprise en lisant ce livre. En s’inspirant des grandes épopées nordiques, Fabrice Colin a créé un monde riche, étonnant et immersif.

Dès les premiers chapitres, j’ai été happée par la narration, qui capture au fil du récit les différents points de vue des personnages et sait se focaliser sur des moments clés, tout en donnant au lecteur une multitude de détails et d’impressions qui aident à se représenter l’action. On sent dans la plume de Fabrice Colin une certaine recherche, un côté parfois un peu expérimental, et j’ai vraiment beaucoup apprécié cette variété dans l’écriture: tantôt je me suis laissée emporter par des phrases longues, empruntes d’un certain souffle épique, tantôt j’ai été surprise par une écriture plus elliptique, truffée d’onomatopées et de phrases brèves.

Cette richesse et cette variété se retrouvent également dans l’univers décrit. En suivant les personnages au cours de leurs voyages et de leurs batailles, on découvre une multitude de peuples, de cultures, de paysages. Le tout est très bien décrit, et attise la curiosité du lecteur. J’ai particulièrement aimé l’atmosphère de la maison des leshys, ou encore de la ville aux portes du royaume des rêves. L’alternance entre les scènes de violence et les passages plus intimistes, mélancoliques, ou poétiques, est assez agréable à suivre, même si, du fait de la longueur du roman, j’ai parfois eu un peu de mal à rester concentrée sur l’action.

Le récit nous permet également de faire la connaissance d’une galerie de personnages bien campés, tous clairement identifiables et intéressants, qu’il s’agisse des dragons, des hommes ou des Faeders. Seul bémol, le personnage de Livia, archétype de la princesse en détresse et folle amoureuse, qui, si elle sert de prétexte à de nombreuses péripéties, ne m’a pas paru attachante. J’ai pas contre été assez fascinée par l’évolution de Janes, un simple adolescent qui, au fil des aventures et des épreuves, va perdre peu à peu de sa candeur (et parfois de son humanité) pour devenir un héros guidé par son destin.

J’ai donc vraiment passé un bon moment avec ce livre, qui dépeint d’une belle plume un univers riche et travaillé, une grande aventure qui ne manque ni d’action ni d’originalité. 

Si je devais donner une note: 9/10
Marmotte aime beaucoup beaucoup! 

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4 réponses à “Grignotage n°245: Winterheim, Fabrice Colin

  1. Je l’ai aussi beaucoup apprécié 🙂

  2. Un titre à retenir, je note !

  3. Ce livre est dans ma PAL et il me fait de l’oeil depuis un moment. Je vais sûrement le sortir assez rapidement après ton avis plus que positif.

  4. Pingback: Fabrice Colin – Winterheim, l’intégrale « Chez Iluze

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