Grignotage n°223 : L’arbre aux quarante écus, Pierre-Louis Boyer

Ce livre a été lu en partenariat avec Les Agents Littéraires et les Editions Kirographaires, que je remercie pour cette découverte. Vous pouvez d’ailleurs retrouver cette chronique ici! 

L’arbre aux quarante écus

Dix chapitres, dix destins, dix vies profondément distinctes et différentes mais toutes liées par la déchéance profonde d’une famille maudite. Au cœur des divers régions de France, et même du monde, de l’Aude à la capitale parisienne, de la Sologne du Grand Meaulnes à la Gascogne de d’Artagnan, de la ville rose au désert syrien, l’existence de ces dix hommes sera bouleversée, tourmentée, damnée, dans cette descente aux enfers d’une entité aux multiples visages : l’arbre aux quarante écus. En ne dévoilant les liens qui unissent les destins de ce livre que par quelques suggestions, l’auteur a cherché à exploiter divers genres littéraires, du récit autobiographique au roman impersonnel, du journal intime à l’épistolaire, du polar à la nouvelle.

J’ai apprécié cette lecture, pourtant, je dois avouer que la quatrième de couverture m’en avait fait attendre davantage, d’où une légère déception.

En effet, le résumé semble proposer une véritable diversité des genres, entre le polar, l’épistolaire, l’autobiographie… Il est vrai que quelques-uns des nouvelles sortent du lot mais la majorité reste quand même des récits à la troisième personne avec narrateur omniscient. Par exemple, je n’ai vu du polar que sur quelques paragraphes, plutôt que sur un récit en entier, et ces incursions d’autres genres dans les nouvelles, bien qu’intéressantes, me semblent un peu surévaluées dans le résumé. S’il y a bien une diversité d’atmosphères dans ces récits, elle m’a semblé bien plus visible que la variété des genres littéraires explorés.

Des coquilles et de grosses fautes d’orthographe semblent s’être glissées dans le livre, ce qui a plutôt gêné ma lecture. J’ai eu l’impression que certaines nouvelles avaient été relues plus attentivement que d’autres. Certains mots un peu précieux sonnent de façon étrange lorsqu’on tient compte du contexte (un ivrogne qui se « pâme »…), mais il s’agit là d’une appréciation purement personnelle. Ceci dit, j’ai quand même trouvé le style d’écriture un tout petit peu ampoulé, mais en même temps cela colle assez bien à l’époque où se déroulent les différents récits.

En effet, toutes ces nouvelles se passent entre la guerre de 1870 et la 2ndeGuerre Mondiale, ou sont en lien avec les conflits de cette période. L’auteur explore le point de vue de différents personnages, tous liés par des liens de parenté plus ou moins étroits, présentés en annexe dans un arbre généalogique utile, mais pas toujours très clair. J’ai apprécié de voir certains de ces personnages se croiser, certains événements être racontés de plusieurs points de vue. La religion joue un grand rôle dans ces différents récits, ce qui est sans doute dû à l’époque décrite, mais m’a un peu lassée sur la fin.

Une fois passé le problème des fautes et des coquilles, je me suis assez facilement immergée dans l’atmosphère de ces différentes nouvelles, mais malgré leur intérêt j’attendais certainement une plus grande diversité.

Si je devais donner une note: 6/10
Marmotte aime bien, sans plus 

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