* Mister Marmotte a dit * Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

 Couverture Gatsby le Magnifique
Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.

Re-Encore-à nouveau le fruit d’une déprédation de ma part dans la bibliothèque de Marmotte. (En fait, j’ai fait une grosse razzia dedans il y a quelques semaines, et je vous en livre les résultats successivement).

Gatsby le Magnifique est un roman court, à la première personne. Malgré cela, j’avoue avoir eu du mal à « entrer » dans le récit, au début. Peut-être  parce que les codes de l’époque où se déroule l’action me déroutaient. Ou alors est-ce uniquement le style du texte.
Les ellipses, flash-back et autres atteintes au continuum espace-temps du récit (oui, j’ai trop regardé « Retour vers le Futur ») gênent parfois un peu la compréhension. Non pas par elles-mêmes, mais parce que parfois seul un adverbe permet de replacer un morceau de chapitre entier dans son époque. Cela peut paraitre un peu déstabilisant, si on ne lit pas tout d’une traite.

Une fois que le récit se lance un peu plus, l’immersion dans l’intrigue se fait facilement, notamment à partir de l’entrée en scène de Gatsby lui-même.

Gatsby. Personnage complexe à la réputation trouble et aux activités mystérieuses. Immensément riche. Manipulateur. Emotionnellement aussi fragile qu’un adolescent.

Le récit se fait du point de vue de son voisin. Ce jeune homme découvre avec un certain effarement le faste de la cour de pique-assiettes qui s’invitent régulièrement dans le petit palais qui jouxte sa modeste maison de location. On comprend sa surprise quand un majordome tiré à quatre épingles traverse la pelouse séparant les deux demeures si différentes pour lui déposer une invitation personnelle à participer à une de ces réceptions mondaines débridées.

Au travers des yeux du narrateur, et au fil du développement de l’amitié entre les deux hommes, le lecteur découvre par les yeux du narrateur ce personnage singulier qu’est Gatsby, et quel est le but secret de ces fêtes à répétition où tout le gratin de New-York s’invite de lui-même.

But secret que je ne vous dévoilerais pas. J’ai moi-même beaucoup regretté que la quatrième de couverture de l’édition que j’ai emprunté à Marmotte dévoile l’essentiel de l’intrigue. Certains romans peuvent supporter cela, car la densité de leurs rebondissements, la succession de leurs péripéties entraine le lecteur à s’interroger sur la façon dont l’auteur reviendra à ce qui est promis par le résumé… Mais pour Gatsby le Magnifique, j’ai trouvé cela regrettable : une fois lancé, ce roman est un sprint vers son dénouement, sans étape. C’est ce qui justifie la concision du livre, lui donne son charme. Mais savoir à l’avance ce qui allait se passer m’a enlevé une partie du plaisir.

Je mettrais 9/10 à ce roman : malgré le début qui m’avait initialement rebuté, c’est un livre que je relirais avec plaisir.

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Une réponse à “* Mister Marmotte a dit * Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

  1. J’ai très envie de le découvrir également, il est dans ma LAL ^^

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