Grignotage n°193: La révolte des anges, David Ghisdal

Cette lecture est la deuxième effectuée dans le cadre du jury du « Coup de Coeur 2012 » organisé par Petitebelge!

« Je m’appelle Ariel.
Je suis un ange, un être spirituel, docile et simple, intermédiaire entre dieu et l’homme.
Mais le statut de messager des volontés divines m’est devenu insoutenable.
Depuis un moment, je ne supporte plus l’inactivité.
Mon statut d’ange immobile et inutile m’insupporte.
J’ai pris ma décision définitive un jour de Mars 2008.
J’empêcherai les horreurs sur terre par ma venue pour le bonheur des hommes.

Ariel a donc engagé la révolte des anges.
Mais le diable Ibis n’apprécie guère cette soudaine arrivée.
En ce mois de Mars 2009, Clémentine Duval la petite journaliste Française, Steve Ascot le détective privé et son frère Brian moine à Westminster vont devoir remettre leurs convictions au placard.
Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer radicalement le cours de leur vie…

Préparez-vous à la révolte! »

Le livre repose sur une idée plutôt originale: un ange, Ariel descendu sur terre pour déjouer les plans du démon Ibis, mais utilisant la violence et tuant de nombreux humains pour parvenir à ses fins. L’intrigue en elle-même est d’ailleurs bien menée, avec une certaine part de mystère, une tension croissante, un brin de romance et quelques pointes d’humour.

Pourtant, j’ai trouvé au livre pas mal de défauts qui m’ont un peu empêché d’en apprécier l’histoire.

Tout d’abord, on sent que l’auteur, en décidant de placer des scènes de son roman aux quatre coins du globe, s’est bien renseigné sur ces différents lieux.  Ce qui est plutôt positif, en fait! Seulement, le réalisme est peut-être un peu trop poussé, au sens où j’ai eu l’impression que David Ghisdal avait placé des détails évoquant les traditions de certains pays, ou fait passer ses personnages par certains lieux, exprès pour utiliser sa documentation. On assiste donc, au milieu de l’action, à de petits « intermèdes culturels » qui, à force, donnent une certaine lourdeur au récit.

De plus, même si seulement une poignée de personnages sont vraiment importants dans l’histoire, et réellement caractérisés, l’auteur s’est « amusé » à donner des noms à tous les autres, même les personnages qui n’apparaissent que pendant une demie-ligne. Encore une fois, on sent une volonté de donner un côté « couleur locale » au récit, en donnant aux personnages des noms typiques des régions évoquées. Mais cela m’a empêché de hiérarchiser les informations, et de savoir à quels personnages je devais m’attacher, à qui je devais m’intéresser, qui allait être important pour la suite… En bref, les noms semblent remplacer les descriptions, qui auraient donné plus de relief à l’histoire, mais sont ici quasiment inexistantes (je ne me rappelle même plus la couleur des cheveux de Clémentine, ou à quoi ressemble Brian. C’est pas primordial, on est d’accord, mais c’est ce qui fait qu’on s’attache ou non aux personnages, et qu’on s’immerge plus ou moins dans l’histoire en se représentant les lieux et l’action avec précision).

De plus, il m’a semblé que l’auteur s’était parfois emmêlé les pinceaux. Par exemple, dans les premières scènes, qui se déroulent à Tokyo, les personnages ont tous des noms japonais… jusqu’à ce qu’on voit apparaître deux ou trois policiers avec des patronymes typiquement coréens (ou alors c’était indiqué qu’ils étaient coréens, mais j’ai zappé…). Perturbant… Ah, et heu… Brian est tantôt prêtre, tantôt moine, c’est quand même pas la même chose… Enfin c’est peut-être moi qui n’ai pas compris!

Ah, oui, parce que je critique, mais en fait, il se peut que ce soit parce que pas mal de détails m’ont échappé… En effet, la transition entre les scènes est souvent assez abrupte, et comme la chronologie est parfois un peu bouleversée, mon petit cerveau de Marmotte a parfois eu du mal à suivre, d’autant que certaines scènes, sans se suivre, se ressemblent (était-il vraiment nécessaire de décrire pendant plus de deux ou trois scènes la façon dont Ariel tue ses victimes? Je m’interroge…).

Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas un coup de coeur! Pourtant, ne vous laissez pas impressionner par le nombre de défauts que je lui ai trouvé, en fait, la lecture a quand même été assez sympa, (oui, ça se voit pas, d’accord, pardon!).

Malgré mes râleries (ou mes râlements?), je lirais volontiers un autre livre de cet auteur, car beaucoup d’éléments me semblent très prometteurs, et j’ai apprécié la trame générale de l’histoire et le style d’écriture simple mais efficace!


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5 réponses à “Grignotage n°193: La révolte des anges, David Ghisdal

  1. Je suis entièrement d’accord avec toi. Il est sympathique à lire mais il y a trop de défauts. J’avais plus l’impression de lire une trame, une ébauche de romans qu’un véritable livre.

  2. Coucou Marmotte !

    Alors moi rien que la couverture me séduit et le résumé n’en parlons pas xD Du coup, il est dans ma wish 😀

    Merci, tu m’as totalement convaincue même si visiblement, tout n’est pas toujours de qualité ou du moins un peu bancal. Je vais lui donner une chance :p

    Bizz copine !

  3. je n’ai pas noté les pages mais moi aussi j’ai remarqué des erreurs (nom, date) qui n’auraient pas dû échapper à une relecture efficace.

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