Grignotage n°163: Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Couverture Fahrenheit 451« 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé. « 

Grâce à la Lecture Commune organisée par Fleurdusoleil, j’ai pu m’attaquer à cet « incontournable » de la SF, que j’avais envie de lire depuis un bon moment!

Même si j’ai trouvé la réflexion qui sous-tend l’intrigue intéressante (comment la lecture permet de développer un libre arbitre et un esprit critique), j’ai été très contente, en fin de lecture, que le livre ne soit pas plus long. Il y a un je-ne-sais-quoi de froid et d’un peu terne dans ce roman, entre le personnage principal auquel je ne me suis pas du tout identifiée, et le style d’écriture efficace mais dénué d’émotions. Ainsi, la prise de conscience et le revirement de Montag m’ont paru trop brusques, trop vite traitées pour être vraiment crédibles, ce qui me fait penser que ce livre a d’abord été écrit dans un but d’efficacité, pour déclencher une réflexion, plus que dans une recherche émotionnelle ou stylistique… Mais du coup, il ne m’a pas du tout touchée, et je me suis même ennuyée durant la lecture.

Néanmoins, certaines scènes m’ont marquée, la rencontre avec Clarisse, le seul personnage que j’ai trouvé attachant, le moment assez horrible où le supérieur hiérarchique de Montag lui explique avec beaucoup de cynisme le fonctionnement de leur société…

J’ai aussi apprécié de voir la société dans laquelle Montag vit s’effriter, dès le début du roman (suicides, guerre imminente…), ce qui peut éventuellement justifier le changement d’opinion rapide du protagoniste et montre que ce mode de vie, bien que très encadré, n’est absolument pas parfait. J’ai aimé la fin et son mélange de mélancolie et d’espoir qui, pour le coup, a pu m’émouvoir un peu. Dommage qu’il ne s’agisse que des 30 dernières pages!

En résumé, Fahrenheit 451 est un roman qui mérite sans aucun doute d’être lu, pour la réflexion qu’il propose et l’efficacité de sa narration, mais il m’a manqué une touche d’émotion et une certaine souplesse dans le style d’écriture qui m’auraient permis d’adhérer à la psychologie du personnage principal et de véritablement apprécier ma lecture.

Si je devais donner une note: 5,5/10

Les chroniques des autres participants:

Stephy21, Aaliz, Fleurdusoleil, Luna, Namira, Angelebb, Livraison, Toons, BlackWolf, Bavardelik, Karya, Nane42, Adorelire9, Mayella,

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9 réponses à “Grignotage n°163: Fahrenheit 451, Ray Bradbury

  1. Je me ennuyé aussi et j’ai été contente de le finir 🙂 !!!

  2. Je ne l’ai jamais lu, honte à moi…Je crois bien avoir essayé au collège, mais sans vaincre les premières pages.

  3. Bah ! vite lu, vite oublié !!!!

  4. Ah c’est dommage que le livre soit un peu ennuyeux, j’aime beaucoup la couverture. Je connaissais le titre de nom mais je viens de découvrir grâce à ton article de quoi parle vraiment le livre.

  5. Le style froid et distant est en symbiose avec l’univers décrit, à mon avis.

  6. C’est vrai que le côté froid est déroutant mais je trouve qu’il colle parfaitement à cet univers mis en place qui évite la chaleur humaine et le contact. Dommage que tu n’aies pas accroché plus que cela.

  7. Je l’ai lu dernièrement et je suis globalement d’accord avec ton avis (écriture efficace mais peu d’émotions, livre froid (c’est un comble pour un roman qui traite d’autodafé !! 😉 )). Mais contrairement à toi, la fin ne m’a absolument pas convaincue. Il s’est agi pour moi de la partie du livre la plus décevante…

  8. Je rejoins l’avis de BlackWolf : pour moi, l’ambiance froide colle bien à l’intrigue et reflète la société sans émotions. Je ne dis pas que j’ai été captivée par ce livre, certains passages m’ont également ennuyée. Mais dans l’ensemble, je trouve que le ton peut être justifié.

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