Archives mensuelles : décembre 2011

Rongeuse de Livres sur 1 blog, 1 jour!

Bonjour bonjour!

Par curiosité, et parce qu’un peu de promo ne fait pas de mal, j’avais inscrit mon blog sur le site 1blog1jour, un site très chouette qui propose de découvrir, chaque jour, un blog sympa, dans plusieurs domaines (culture, mode, informatique…). En plus j’aime beaucoup le design très coloré de cette page, et j’y retourne tous les jours depuis quelques temps avec plaisir pour faire des découvertes bloguesques!

Aujourd’hui c’est au tour de Rongeuse de Livres d’apparaître en première page, donc si vous souhaitez aller voir ce que ça donne (et pourquoi pas voter pour dire à quel point vous aimez mon blog^^)), c’est par là!

Merci beaucoup à 1blog1jour et à vous tous pour avoir suivi Rongeuse de Livres pendant l’année 2011. J’essaie de publier un bilan de l’année demain, mais je profite de cet article pour vous souhaiter d’avance une excellente année 2012!!!

 

 

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* Challenge * New PAL

Yukarie a eu l’excellente idée d’organiser un challenge afin de nous motiver à faire diminuer notre PAL, et surtout à éviter que les livres y restent trop longtemps. Le principe est très simple: il faut lire tous les livres qui restent dans notre PAL de 2011 durant l’année 2012!

Voici la liste des récompenses:

– Médaille d’Or (entre 75 et 100%)
– Médaille d’Argent (entre 50 et 75%)
– Médaille de Bronze (entre 25 et 50%)
– Médaille de Chocolat (entre 0 et 25%)

Le challenge comment à partir du 1er janvier 2012, et dure jusqu’au 31 décembre de la même année. Pour ma part, j’ai actuellement 83 livres dans ma PAL, et je vise la médaille d’argent^^

Vous retrouverez ma PAL et ma progression dans ce challenge sur la page New PAL.

Grignotage n°171: Le carnet de Théo, T1, Dans ma bulle, Eléonore Cannone

Couverture Le carnet de Théo, tome 1 : Dans ma bulle

Prénom : Théo.
Pseudo : Hatedoro.
Âge : 14 ans.
Classe : 3ème1.
Lieu de vie préféré : sa chambre.
Adore : son chat, le rock, les jeux vidéo, les animes et les mangas.
Déteste : les fêtes, les réunions de famille, le chocolat.
Passion : dessiner.
Caractère : trempé.
Signe particulier (physique) : dissimule la cicatrice barrant son sourcil gauche sous une mèche.
Signe particulier (psychologique) : possède une franchise désastreuse et un humour dévastateur.
Soucis récent : son chat Kyô a confondu sa gomme mie de pain avec une souris. Arghh!!!

Pour commencer, j’ai beaucoup aimé la forme que prend ce « carnet », un joli livre, avec des illustrations manga disséminées par Théo au fil des pages. Certaines prennent la forme de croquis jetés sur un coin de feuille, d’autres sont plus aboutis, et ces images, alliées aux différentes typographies et à une présentation claire et soignée, font du Carnet de Théo un livre jeunesse original et très agréable à lire. J’ai beaucoup apprécié la play-list à la fin, regroupant toutes les chansons citées par Théo dans le livre.

L’histoire, qui se déroule durant toute l’année scolaire est assez simple, il s’agit clairement d’un tome d’introduction, où un certain nombre de personnages nous sont présentés à l’aide de portraits cinglants ou affectueux dépeints par la narratrice. On découvre le quotidien de Théo, entre son collège, son meilleur ami Samuel, ses parents qui ne se parlent plus et lui cachent manifestement quelques choses, sa passion pour le rock, les jeux vidéo et les mangas et enfin sa rencontre avec Takeshi, qui va lui apporter un éclairage neuf sur le monde et sur elle-même.

J’ai trouvé l’héroine très attachante, avec un caractère bien trempé, une plume franche, décalée, et surtout une passion pour le Japon très bien exploitée par l’auteure. En effet, de nombreuses références précises à la pop culture japonaise parsèment le livre, en évitant le piège de la généralisation, tout en restant accessibles aux non connaisseurs grâce à un glossaire à la fin du livre (d’ailleurs, j’aurais peut-être préféré des notes de bas de pages, pour éviter les aller-retours trop fréquents, mais c’est un détail).

Eléonore Cannone parvient à adopter le style d’une adolescente sans en faire trop et sans que cela paraisse artificiel, et les dessins de Sinath accompagnent à merveille ce récit  drôle et plein de charme.  J’ai passé un moment très agréable en compagnie de Théo, Samuel et Takeshi, et j’ai hâte de lire le tome 2, prévu pour le printemps 2012!

Grignotag n°170: Harry Potter et les reliques de la mort, J.K.Rowling

 » Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D’épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal. « 

Merci à Kayleigh pour l’organisation de cette LC!

C’est la première fois que je relis ce tome de Harry Potter (contre minimum 5 ou 6 fois pour les autres!), et pour cause, c’est certainement celui qui m’a le moins plu!

En effet, toute la première partie du livre m’a semblé longue et lente. Les ressorts narratifs ne sont pas mal trouvés, on en apprend davantage sur certains personnages, on en retrouve d’autres avec plaisir… mais j’ai passé 500 pages à attendre que l’action commence.

Bien sûr, il y a des passages plus mouvementés que d’autres, mais on passe quand même pas mal de temps à attendre sous une tente que Harry, Ron, et Hermione aient une nouvelle idée pour relancer un peu le récit. De plus, la structure de l’ensemble m’a paru assez confuse: comme Harry, on en vient à hésiter entre les Reliques et les Horcruxes, sans savoir où l’auteure veut en venir. Les éléments évoqués dans les tomes précédents s’imbriquent dans l’histoire, parfois de façon un peu artificielle, mais il est malgré tout assez plaisant d’avoir les réponses à des questions qu’on se pose depuis un moment.

Le dernier tiers du livre, par contre, déborde du dynamisme qui manquait à la première partie. Même si certaines péripéties ne m’ont pas convaincue (Harry a encore et toujours énormément de chances, et malgré les choix difficiles auxquels il est confronté, il ne fait jamais d’erreur, et se comporte toujours comme un gentil petit héros bien élevé…), j’ai apprécié la profusion de détails donnés par l’auteure, et tous les micro-évènements qui viennent émailler la bataille finale.

Je ne m’attarderais pas sur la fin, que j’ai trouvé d’une mièvrerie relativement écoeurante. Malgré tout, la qualité du style de J.K.Rowling reste très bonne, mais ce dernier tome mérite à mon avis d’être élagué d’au moins 200 pages.

Si je devais donner une note: 6,5/10

Les avis de mes co-lecteurs:

Odwy,

 

* OVNI du mois de Décembre * Lettre d’amour à mon chien, Marina-Florence Lamoureux

Téléchargez le livre numérique:  Lettre d'amour à mon chien

« A la disparition de votre père – et quel père! – je n’étais plus qu’une pièce de l’échiquier, fusse une reine pour vous, et vous aviez besoin d’une reine et d’un roi.  je ne sais si Yroko, était le fou, la tour ou tous les pions, mais il était une pièce essentielle.
J’ai aimé mon mari et j’ai aimé mon chien.  J’ai surmonté la mort du premier, je ne me remets pas de la mort du second. »

Tout d’abord, un grand merci à Petitebelge66 pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir ce livre! Ensuite, un immense merci également à Marina-Florence Lamoureux, pour m’avoir envoyé ce livre, et également pour les échanges très intéressants qui ont précédé et suivi cette lecture. Marina-Florence Lamoureux a également accepté de répondre à quelques questions, que vous retrouverez à la fin de cet article!

Dans Lettre d’amour à mon chien, Marina-Florence Lamoureux témoigne de deux deuils, celui de son mari, Martin, et celui de son chien, Yroko, pour elle, mais aussi pour ses deux fils.

A travers une succession d’anecdotes et de scènes tantôt très tristes, tantôt plus légères, et parfois drôles, l’auteure parvient à nous présenter, et surtout à nous faire aimer ce chien qui a pris une place si importante au sein de sa famille.

La façon dont est écrit ce récit joue également un grand rôle dans l’émotion ressentie par le lecteur. En effet, Marina-Florence Lamoureux présente l’histoire d’Yroko de façon sincère, sensible, mais sans tomber dans le mélodrame. Elle écrit avec une grande pudeur, et une  maîtrise de la narration qui rendent ce livre très touchant et agréable à lire, sans donner l’impression d’assister à une psychanalyse jetée sur le papier. Elle réussit ainsi à donner un très bel équilibre à ce récit, que j’ai apprécié à la fois pour son sujet, mais aussi pour sa qualité littéraire.

Quelques très belles photos, sur lesquelles on a l’impression de tomber au hasard de la lecture, contribuent à renforcer l’impression de sincérité que véhicule le livre. Elles donnent une réalité supplémentaire aux personnes évoquées dans l’histoire, et surtout à Yroko, le « personnage » central de ce si bel hommage, à lire avec un paquet de mouchoirs, pour les larmes,  une boisson chaude et quelques douceurs, pour le réconfort, et un carnet, pour noter quelques jolies citations.

***

Comme dit ci-dessus, Marina-Florence Lamoureux a également accepté de répondre à quelques questions:

Pourriez-vous d’abord nous en dire un peu plus sur la genèse de Lettre d’amour à mon chien? Avez-vous immédiatement pensé que cela pourrait donner un livre, ou était-ce d’abord une démarche plus personnelle ?

J’ai écrit  ce qui s’est appelé par la suite « Lettre d’amour à mon chien »  un mois après la mort de celui-ci .

Cela s’est imposé à moi . Au départ c’est une démarche personnelle ; je ne pensais pas en faire un livre . Je voulais laisser une empreinte pour mes enfants.

Et Yroko méritait cet hommage.

Ensuite poussée par mon entourage, je l’ai re-travaillé, rendu compréhensible pour des lecteurs ( beaucoup de travail… )

Et c’est devenu un livre .

Il y a une certaine retenue dans votre façon de raconter ces évènements qui vous ont marquée. Il ne s’agit pas là d’un grand « déballage » ou d’une psychanalyse, mais d’un récit autobiographique touchant et très maîtrisé. Cet équilibre a-t-il été difficile à trouver ?

Dans la mesure où j’évoque la vie de mes enfants, il était extrêmement important à mes yeux de ne pas dévoiler leur intimité.

Effectivement je ne voulais en aucun cas d’un livre « racoleur » ce que souhaitaient les éditeurs et que j’ai toujours refusé.

Je voulais que l’on ressente ma sensibilité sans tomber dans la sensiblerie.

Cet équilibre n’a pas été difficile à trouver. Il reflète sans doute mon caractère . La pudeur est pour ma part  une question d’élégance. 

On remarque en vous lisant que vous maîtrisez très bien l’art de l’anecdote et parfois même de la chute. Est-ce un hasard, ou appréciez-vous particulièrement les textes courts ? Avez-vous déjà écrit des nouvelles par exemple ?

Oui j’ai écrit des nouvelles . J’aime d’une façon générale ce qui est court mais qui s’inscrit dans la durée.

Je trouve que les films ont toujours une demi-heure inutile, les livres 50 pages de trop . Les discours sont toujours trop longs .  

Sur ce point aussi les éditeurs souhaitaient que je dilue ce livre dans des descriptions. Les éditeurs m’ont aussi fait le reproche que lorsque l’on referme mon livre on ne sait rien de nous . On ne sait même pas si je suis blonde ou brune. C’est pour moi un compliment . Je m’en suis tenu au sujet . J’ai écrit pour les autres. Ce qui n’avait d’intérêt que pour moi je l’ai supprimé. Je ne voulais pas de ce coté narcissique que je n’apprécie pas chez les auteurs.

J’accorde une grande importance au rythme . Pour ma part cela implique d’être court.

Ces micro-récits ne sont le plus souvent pas agencés dans un ordre chronologique. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de ce choix ?

Le choix de l’ordre  fut sans doute le plus difficile . Mon livre ne prend tout son sens que lu entier mais on peut aussi bien commencer par la fin .

Je tenais à commencer par l’enterrement . Ensuite j’ai essayé qu’entre deux chapitres « difficiles » s ‘insère un chapitre plus léger . J’ai voulu insérer des «respirations ».

Ensuite par cette volonté que l’ordre ne soit pas chronologique, j’ai voulu faire passer le message que la vie avec un chien s’inscrit dans le présent. On ne se projette pas dans le futur avec son chien . Enfin la structure du livre est le parallélisme entre Martin et Yroko.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ? Peut-être de la fiction ?

Mon prochain livre est commencé. C’est une fiction . C’est léger. C’est un roman ou une pièce de théâtre . Je le saurai à la fin !

Lettre d’amour à mon chien est-il aussi disponible en librairie? Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre parcours en tant qu’auteur ? Avez-vous  rencontré des difficultés pour la publication de votre livre ? Peut-être avez-vous des conseils pour de jeunes auteurs, au niveau de la publication et de la promotion de leur œuvre ?

Lettre d’amour a mon chien n’est précisément pas disponible en librairie parce qu’il est auto-édité. Cependant ce livre a un numéro ISBN et c’est un e.book disponible sur numilog.com et fnac.com.

Je l’ai envoyé à 30 éditeurs, 27 l’ont refusé ou pas lu tout simplement. 3 ont répondu positivement avec les exigences qui ne me paraissaient pas conformes à mon éthique.

Les éditeurs que j’ai rencontrés étaient sur une logique financière (ce que je peux comprendre ) mais j’étais sur une logique affective .  L’idée in fine est pour moi de pouvoir donner de l’argent aux associations de défense des animaux et notamment à « les Amis des Aveugles » : cela coûte 10 000 euros de former un chien pour les handicapés. Sur 10 chiens hébergés dans des familles d’accueil qui iront ensuite à l’école pendant un an, un seul répondra aux exigences. Je veux bien gagner de l’argent pour cela mais pas à n’importe quel prix ! 

Donc je continue à me battre pour me faire éditer  parce que je ne me bats pas pour moi mais pour mon idéal . 

Et désormais ma nouvelle arme ce sont vos blogs. Je pense que grâce aux critiques ( si elles sont indulgentes …) de vos blogs j’arriverai à me faire éditer .

Le chemin est donc inverse et si j’y arrive ce sera une expérience très intéressante .

 Pour le moment c’est à vous de me donner des conseils …J’aimerais un jour pouvoir en donner  mais je n’en suis pas là …  Je crois simplement que si on remplit les 2 conditions : avoir  quelque chose à dire et le dire bien , alors cela s’appelle un livre !

Encore une fois un grand merci à Marina-Florence Lamoureux! N’hésitez pas à découvrir Lettre d’amour à mon chien, un très beau témoignage!


Grignotage n° 169: Un chant de Noël, Charles Dickens

Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L’entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s’il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Rien de telle qu’une LC pour se préparer aux réjouissances de Noël, surtout si le livre choisi est dans le thème.

Dans Un chant de Noël, on suit les aventures de l’antipathique Ebenezer Scrooge, qui peu à peu prendra conscience de l’importance des fêtes de Noël et de valeurs comme la générosité et le bonheur du partage.

La dimension morale est donc très présente dans ce conte, mais c’est sans compter le talent de Dickens pour faire passer le message à travers des scènes de la vie quotidienne, où chaque détail prend de l’importance, grâce à un style d’écriture à la fois recherché et très accessible et à quelques touches d’humour.

On prend plaisir à observer le changement d’attitude de Scrooge, qui se met à apprécier, d’abord bien malgré lui, la fête de Noël, et à mesure qu’on le connaît mieux, ce personnage gagne un peu en sympathie.

Les Esprits de Noël, chacun avec des caractéristiques très différentes, sont bien décrits, et la dimension fantastique qu’ils apportent donne à ce conte une atmosphère très particulière, qui oscille entre le joyeux et l’inquiétant.

J’ai bien aimé cette courte lecture en VO, qui a su me réconcilier avec Dickens.

Si je devais donner une note: 8/10

Livre lu pour le challenge Classiques au Coin du Feu.

Je vous souhaite un joyeux Noël, et un très bon réveillon!!!

Vous pouvez retrouver les chroniques de mes co-lectrices, ainsi que d’autres critiques du challenge Classiques au Coin du Feu sur cette page!

Grignotage n° 168: Le cycle des démons, T1, L’Homme Rune, Peter V. Brett

Couverture Le Cycle des démons, tome 1 : L'Homme rune« Parfois, il existe de très bonnes raisons d’avoir peur du noir…
Arlen a onze ans et vit avec ses parents dans leur petite ferme. Lorsque la nuit tombe sur le monde d’Arlen, une brume étrange s’élève du sol ; une brume qui promet la mort aux idiots qui osent affronter les ténèbres, car des démons affamés émergent de ces vapeurs pour se nourrir des vivants. Quand le soleil se couche, les gens n’ont pas d’autre choix que de s’abriter derrière des protections magiques et de prier que leurs défenses tiennent jusqu’à ce que les créatures disparaissent aux premières lueurs de l’aube. Lorsque la vie d’Arlen est détruite par le fléau des démons, il s’aperçoit que c’est la peur, plus que les créatures, qui, en réalité, paralyse l’humanité. Persuadé que son monde ne se résume pas à ça, il risquera sa vie pour quitter la sécurité des runes et découvrir une autre voie. »

Malgré son épaisseur, ce livre se lit assez rapidement, une fois qu’on a passé les premiers chapitres, qui paraissent un peu longs (après un coup d’oeil à la table des matières, je me rends compte que le 2ème chapitre fait 50 pages, ceci expliquant cela!).

Dès le début du roman, l’histoire est centrée autour de l’évolution d’Arlen, qui passera peu à peu du statut de gamin un peu trop aventureux à celui de l’Homme Rune, personnage presque légendaire et invincible. J’ai d’ailleurs trouvé que l’auteur manquait peut-être de subtilité à ce niveau. L’Homme-Rune m’a un peu rappelé certains superhéros de comics, super-forts, super-puissants, et sans peur. Mais il n’intervient vraiment que dans la dernière partie du livre et le parcours d’Arlen, même si très proche d’autres voyages initiatiques déjà vus en fantasy, est très intéressant à suivre, d’autant que l’auteur sait très bien décrire les ambiances des différentes villes et villages traversés, avec des personnages nombreux et  réalistes. Des personnages secondaires assez complexes, comme Leesha et Rojer, sont également là pour désamorcer le côté un peu « too much » de l’Homme Rune.

Le thème central du roman, à savoir, des démons qui apparaissent dès la nuit tombée et dont on ne peut se protéger qu’avec des runes magiques, est très bien exploité, et donne lieu à des développements très intéressants. Cependant, j’ai trouvé qu’on passait très rapidement sur certains passages pourtant cruciaux de l’intrigue, notamment la découverte d’un certain objet central dans l’histoire, mais qui est bouclée en dix pages. De même, le dernier paragraphe du livre, censé donner envie de lire la suite en laissant entrevoir une suite intéressante m’a un peu déçue, car je l’ai trouvé bâclé, comme si on l’avait rajouté à la hâte. D’ailleurs, à plusieurs reprises, j’ai trouvé que le style de Peter V.Brett, bien qu’agréable et assez fluide, comportait des tournures un peu maladroites, et avait en général un côté assez brouillon.

J’ai surtout beaucoup apprécié que l’auteur, en se concentrant sur des personnages différents, en profite pour exploiter des thèmes très divers. Bien sûr, le livre se centre sur Arlen luttant contre les démons, mais on retrouve aussi une interrogation sur la condition des femmes, notamment avec le personnage de Leesha, et on explore aussi la thématique du handicap et de l’art avec Rojer. Les voyages de ces personnages donnent aussi lieu à la description d’un monde assez vaste, et de coutumes et cultures très différentes, qu’on ne fait qu’entrevoir dans ce premier tome.

Au final, et malgré quelques défauts, que je retrouve après avoir fini le livre mais qui ne m’ont pas dérangée plus que ça pendant la lecture, l’Homme Rune est un bouquin très agréable à lire. Il ne s’agit pas pour moi d’une oeuvre de fantasy exceptionnelle, mais d’un début de trilogie qui a tout pour être prometteur: un concept de base assez original et bien exploité, des personnages intéressants, une narration qui sait entretenir l’intérêt du lecteur, et des possibilités de développements multiples qui donnent envie de lire la suite!

Merci aux éditions Milady et Livraddict pour ce partenariat!

Si je devais donner une note: 7,5/10