* L’OVNI du mois d’Août * Rentier, Valence Rouzaud

Pour ce premier « OVNI », je m’essaie à l’exercice périlleux du commentaire de poésie. En effet, j’ai reçu en début de mois deux petits livres  ‘un recueil de poèmes et un recueil de lettres) signés Valence Rouzaud (et dédicacés!!), et publiés aux éditions Les Deux-Siciles (merci beaucoup!). J’ai commencé par Rentier, le recueil de poésie.

Une totale découverte, donc. Même si j’ai mes poètes et mes poèmes préférés, je lis  assez peu de poésie en ce moment, et encore moins de poésie contemporaine. C’est donc sans a-priori que j’ai entamé ma lecture, ne sachant pas trop à quoi m’attendre.

La mise en page et la police sont sobres et rendent la lecture agréable. Les poèmes sont relativement courts, souvent constituer d’une ou deux phrases, ou plutôt d’une ou deux grandes périodes au cours desquelles les idées se suivent et s’associent avec plus ou moins de facilité.

L’auteur mêle souvent des inspirations lyriques ou bucoliques à un vocabulaire très actuel, voire d’ « actualité », avec par exemple, de nombreux sigles, et ces deux tendances s’entrechoquent et m’ont souvent donné l’impression de couper le texte dans son élan.

Si c’est l’effet recherché, il est très réussi, et permet à l’auteur d’exprimer son point de vue en quelques belles associations d’idées. Bien qu’intéressant d’un point de vue stylistique, c’est ce parti-pris qui m’a empêché de complètement apprécier ma lecture, trop entrecoupée à mon goût. J’ai quand même beaucoup aimé certains poèmes, ou, plus précisément, chacun d’entre eux contenait quelques lignes qui m’ont particulièrement plu.

Un petit extrait:

Le bonheur

Riverain de ses contemporains, l’homme 

à contre-courant du cours des choses, se

sent poète.. Dans la nature où l’uti-

litaire des éphèmères range ses outils.

– Des claustrophobes en panne, avec

trois fois rien reprennent le chemin

des vivants devant tant de philosophie, 

que le marché noir de l’insouciance

affranchi des douanes n’arriverait pas

à couvrir. 

– Le bonheur est là, les nuits de

pleine lune, quand une page de bonheur 

s’écrit sur le livre de bord des noctambules. 

Valence Rouzaud

La chronique de Vingt et Une Orties fera sûrement l’objet de l’OVNI du mois de Septembre! A bientôt!

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