Grignotage n°126: Le Comte de Monte-Cristo, T2, Alexandre Dumas

Après une assez longue pause, je me suis lancée dans la lecture de la deuxième partie du Comte de Monte-Cristo. Après un moment durant lequel j’ai eu du mal à me rappeler du rôle de chaque personnage, j’ai retrouvé l’écriture de Dumas, très vivante et constellée d’hyperboles, avec beaucoup de plaisir.

Cette partie m’a en effet semblé plus captivante que la première, surement parce qu’il n’y a pas ici de longue introduction: on entre directement dans le vif de sujet, et on suit la vengeance du Comte à travers une succession rapide de scènes, mêlant péripéties et coïncidences.  Si celles-ci  paraissent peu vraisemblables, cela n’empêche pas d’être captivé(e) par le récit, d’autant que le personnage principal s’avère bien plus complexe (surtout vers la fin du roman) que ce à quoi je m’attendais (il commet des erreurs, doute…). Il n’est pas difficile de partager l’émerveillement ou la peur des personnages qui le côtoient, d’autant qu’on plonge sans difficulté dans cette haute société parisienne décrite avec une multitude de détails judicieusement placés.

Les autres personnages sont également intéressants, même si Valentine fait un peu potiche (il fallait bien UN couple de jeunes amoureux, mais est-ce qu’on est vraiment obligé de les rendre SI niais à chaque fois?). Au niveau des personnages féminins j’aime beaucoup Eugénie à cause de son caractère indépendant (c’est moi qui psychote ou elle va finir en couple avec sa prof de musique?), et Haydée, parce que quand Dumas décide de sortir une princesse orientale des Contes des Milles et Une Nuits, il le fait avec beaucoup de classe. Mercédès reste par contre gentiment fade à mon avis.

Il y a trop de personnages masculins pour que je donne mon avis sur chacun d’entre eux, même si j’aime bien Maximilien Morel (malgré son rôle d’amoureux transi). Il est difficile de ne pas plaindre, au moins un peu, ceux qui sont victimes de la vengeance de Monte-Cristo, qui a choisi pour chacun une fin différente (même si les différentes scènes où il révèle son identité sont un peu répétitives) et évidemment, assez cruelle.

Dans l’ensemble, les méchants sont punis, les gentils récompensés, tout se joue dans la façon dont l’intrigue parvient à atteindre ce but plutôt prévisible. Les fils du récit finissent tous par se rejoindre, et même si l’ensemble est assez tarabiscoté, on a du mal à en décrocher avant d’avoir tourné la dernière page!

Si je devais donner une note: 9/10

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