Archives mensuelles : août 2011

* Bilan * Août 2011

Bonjour bonjour,

le mois d’Août se termine, c’est donc l’heure du *Bilan*! *

* Les lectures du mois *

1

Les larmes de Tarzan, Katarina Mazetti

Une lecture girly, drôle et sympa pour bien commencer le mois! Sur le même principe que Le mec de la tombe d’à côté, et toujours aussi rafraîchissant.

7,5/10

2

Artemis Fowl, T3, Code Eternité, Eoin Colfer

(Challenge God Save the Livre)

Relecture en VO d’une de mes séries jeunesse préférée. Coup de cœur pour ce tome plein de suspens, avec des personnages toujours aussi géniaux, et beaucoup d’humour!

9,5/10

3

Beloved, Toni Morison

Un livre offert par Anne-Marine à l’occasion du Swap « In English ». Une belle découverte stylistique, mais j’ai eu du mal à accrocher à l’histoire et aux différents thèmes… A relire dans un autre contexte?

6/10

4

L’annulaire, Yoko Ogawa

(Litté-à-thème)

Une découverte intéressante: une nouvelle un rien malsaine et oppressante servie par un style efficace.

5

Le convoi de l’eau, Akira Yoshimura

(Litté-à-thème)

Le récit de la construction d’un barrage, qui doit noyer une vallée dans laquelle vit une communauté reculée, et des rapports difficiles entre les habitants et les ouvriers, est assorti de très belles descriptions qui plongent le lecteur au cœur de la nature japonaise. Poétique et contemplatif.

6

Tsubaki, Aki Shimazaki

(Litté-à-thème)

Une jeune femme découvre les conséquences qu’un secret de famille a eu sur la vie de sa mère, profondément marquée par la Seconde Guerre Mondiale.  Une très jolie écriture, une histoire à la fois simple et prenante. Je suis curieuse de lire la suite!

7

Artemis Fowl, T4, Opération Opale, Eoin Colfer

(Challenge God Save the Livre)

Encore une relecture, un quatrième tome un peu en-dessous du précédent au niveau de la narration, mais qui reste quand même une très bonne suite!

8/10

8

Le Comte de Monte-Cristo, T2, Alexandre Dumas

Une deuxième partie très prenante, composée d’une succession rapide de scènes, d’aventures, de coïncidences… difficile de refermer le livre avant la fin!

9/10

9

Rentier, Valence Rouzaud

(L’OVNI du mois d’Août)

Un recueil de poésie contemporaine accessible et agréable à feuilleter.


* Lectures en cours*

Au cours du mois d’Août, j’ai commencé deux livres: A Game of Thrones, de G.R.R.Martin, et Océan Mer, d’Alessandro Baricco, que j’avais mis de côté pour ne pas être en retard pour la LC sur Harry Potter! Je vais m’empresser de les reprendre… une fois que j’aurais terminé Harry Potter et l’Ordre du Phénix, je suis en retard pour la LC, honte à moi!

* Les Prochaines LC *

Au programme des lectures prévues en Septembre, je vais essayer de m’avancer pour les différentes LC auxquelles je me suis inscrite.

Le Déchronologue pour le 30 septembre

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patate pour le 1er octobre

Les Ames vagabondes, pour le 15 octobre

* Les envies du moment*

=> Dans la PAL
En ce moment, ma mini-PAL se compose de:

Janua Vera,  J.-P. Jaworski

La Dame à la Licorne, T. Chevalier

La Reine des lectrices, A. Bennett

A room with a view, E.M.Forster

Lavinia, U.K.Le Guin

Grâce à Livraddict et aux Editions Nathan , je vais aussi avoir la chance de recevoir une épreuve non corrigée de Divergent, une dystopie de Veronica Roth! Inutile de dire que j’ai hâte!!!

=> Sur le Reader 

Parmi les livres que j’ai en format électronique, quelques-uns me tentent particulièrement:

– Je poursuivrai volontiers ma lecture de la sage Noble Dead, avec le quatrième tome: Traitor to the Blood. 

– De même, j’ai envie de reprendre ma lecture de la Mallorée, avec le deuxième tome, King of the Murgos.

– Dans un registre plus « classique », Vanity Fair, de W.M.Thackeray, The Pickwick Papers de Dickens et The Second Jungle Book de Kipling me tentent aussi.

Voilà pour le Bilan du mois d’Août! Bonne rentrée (pour ceux qui rentrent!), bonne lecture et bon mois de Septembre!

* L’OVNI du mois d’Août * Rentier, Valence Rouzaud

Pour ce premier « OVNI », je m’essaie à l’exercice périlleux du commentaire de poésie. En effet, j’ai reçu en début de mois deux petits livres  ‘un recueil de poèmes et un recueil de lettres) signés Valence Rouzaud (et dédicacés!!), et publiés aux éditions Les Deux-Siciles (merci beaucoup!). J’ai commencé par Rentier, le recueil de poésie.

Une totale découverte, donc. Même si j’ai mes poètes et mes poèmes préférés, je lis  assez peu de poésie en ce moment, et encore moins de poésie contemporaine. C’est donc sans a-priori que j’ai entamé ma lecture, ne sachant pas trop à quoi m’attendre.

La mise en page et la police sont sobres et rendent la lecture agréable. Les poèmes sont relativement courts, souvent constituer d’une ou deux phrases, ou plutôt d’une ou deux grandes périodes au cours desquelles les idées se suivent et s’associent avec plus ou moins de facilité.

L’auteur mêle souvent des inspirations lyriques ou bucoliques à un vocabulaire très actuel, voire d’ « actualité », avec par exemple, de nombreux sigles, et ces deux tendances s’entrechoquent et m’ont souvent donné l’impression de couper le texte dans son élan.

Si c’est l’effet recherché, il est très réussi, et permet à l’auteur d’exprimer son point de vue en quelques belles associations d’idées. Bien qu’intéressant d’un point de vue stylistique, c’est ce parti-pris qui m’a empêché de complètement apprécier ma lecture, trop entrecoupée à mon goût. J’ai quand même beaucoup aimé certains poèmes, ou, plus précisément, chacun d’entre eux contenait quelques lignes qui m’ont particulièrement plu.

Un petit extrait:

Le bonheur

Riverain de ses contemporains, l’homme 

à contre-courant du cours des choses, se

sent poète.. Dans la nature où l’uti-

litaire des éphèmères range ses outils.

– Des claustrophobes en panne, avec

trois fois rien reprennent le chemin

des vivants devant tant de philosophie, 

que le marché noir de l’insouciance

affranchi des douanes n’arriverait pas

à couvrir. 

– Le bonheur est là, les nuits de

pleine lune, quand une page de bonheur 

s’écrit sur le livre de bord des noctambules. 

Valence Rouzaud

La chronique de Vingt et Une Orties fera sûrement l’objet de l’OVNI du mois de Septembre! A bientôt!

Grignotage n°126: Le Comte de Monte-Cristo, T2, Alexandre Dumas

Après une assez longue pause, je me suis lancée dans la lecture de la deuxième partie du Comte de Monte-Cristo. Après un moment durant lequel j’ai eu du mal à me rappeler du rôle de chaque personnage, j’ai retrouvé l’écriture de Dumas, très vivante et constellée d’hyperboles, avec beaucoup de plaisir.

Cette partie m’a en effet semblé plus captivante que la première, surement parce qu’il n’y a pas ici de longue introduction: on entre directement dans le vif de sujet, et on suit la vengeance du Comte à travers une succession rapide de scènes, mêlant péripéties et coïncidences.  Si celles-ci  paraissent peu vraisemblables, cela n’empêche pas d’être captivé(e) par le récit, d’autant que le personnage principal s’avère bien plus complexe (surtout vers la fin du roman) que ce à quoi je m’attendais (il commet des erreurs, doute…). Il n’est pas difficile de partager l’émerveillement ou la peur des personnages qui le côtoient, d’autant qu’on plonge sans difficulté dans cette haute société parisienne décrite avec une multitude de détails judicieusement placés.

Les autres personnages sont également intéressants, même si Valentine fait un peu potiche (il fallait bien UN couple de jeunes amoureux, mais est-ce qu’on est vraiment obligé de les rendre SI niais à chaque fois?). Au niveau des personnages féminins j’aime beaucoup Eugénie à cause de son caractère indépendant (c’est moi qui psychote ou elle va finir en couple avec sa prof de musique?), et Haydée, parce que quand Dumas décide de sortir une princesse orientale des Contes des Milles et Une Nuits, il le fait avec beaucoup de classe. Mercédès reste par contre gentiment fade à mon avis.

Il y a trop de personnages masculins pour que je donne mon avis sur chacun d’entre eux, même si j’aime bien Maximilien Morel (malgré son rôle d’amoureux transi). Il est difficile de ne pas plaindre, au moins un peu, ceux qui sont victimes de la vengeance de Monte-Cristo, qui a choisi pour chacun une fin différente (même si les différentes scènes où il révèle son identité sont un peu répétitives) et évidemment, assez cruelle.

Dans l’ensemble, les méchants sont punis, les gentils récompensés, tout se joue dans la façon dont l’intrigue parvient à atteindre ce but plutôt prévisible. Les fils du récit finissent tous par se rejoindre, et même si l’ensemble est assez tarabiscoté, on a du mal à en décrocher avant d’avoir tourné la dernière page!

Si je devais donner une note: 9/10

Grignotage n°125: Artemis Fowl, T4, Opération Opale, Eoin Colfer

Artemis Fowl a subi le lavage de mémoire des FAR en échange de leur aide pour retrouver le Cube C. Il n’a aucun souvenir de l’existence du Peuple, et il est retourné à sa « banale » existence d’apprenti génie du mal… jusqu’à ce qu’Opale Koboï, que tout le monde pensait hors d’état de nuire, ne resurgisse, prête à tout pour se venger, car même si Artemis ne se souvient pas d’Opale, l’inverse n’est pas vrai…

Emportée par ma fanatitude pour cette série (selon les rumeurs, le dernier tome sort en 2012!! 2012???? dernier tome??? bouhouhouuuu) je continue ma relecture!

Le principal intérêt de ce quatrième tome, c’est l’évolution du personnage d’Artemis, en fonction de si sa mémoire contient ou non les souvenirs liés aux fées.  De plus, encore une fois, Eoin Colfer place ses personnages dans des situations tellement abracadabrantes et desespérées que même en connaissant le fin mot de l’histoire on se prend à vouloir savoir absolument comment les protagonistes vont pouvoir s’en sortir… Parfois, même, certains ne s’en sortent pas, et c’est avec un petit pincement au coeur que j’ai revu (relu?) l’auteur tuer un de mes personnages préférés. Malgré le ton plutôt humoristique de la série, Colfer sait également écrire des passages étonnamment touchants, durant lesquelles ses personnages acquièrent une profondeur qui donne de la crédibilité aux livres. Crédibilité également acquise grâce aux fourmillements de détails techniques et d’inventions technologiques qui constituent la marque de fabrique des FAR.

Malgré un humour un peu lourd, et quelques ficelles un peu trop visibles (par exemple le fait qu’Artemis comprenne tous les tenants et les aboutissants du plan d’Opale en un claquement de doigts), qui font que ce tome est un peu moins bon que les précédents, il constitue une suite digne d’être appréciée, d’autant que le style d’écriture d’Eoin Colfer, qui était déjà excellent, semble gagner en qualité et en finesse.

Si je devais donner une note: 8/10

Lu en VO pour le Challenge God Save the Livre! 😀

* Litté-à-thème * Courts romans du Pays du Soleil Levant

Bienvenue dans la première édition du Litté-à-thème, rubrique dans laquelle paraîtront, plus ou moins régulièrement, des articles présentant plusieurs livres regroupés autour d’un même… thème (non, c’est vrai?).

Mes lecture de ce week-end ont consisté en trois courts récits écrits par des auteurs japonais, toujours à la première personne, avec une ambiance sombre, mélancolique ou intimiste. J’aime beaucoup la collection Babel, d’Actes Sud, qui fournit de beaux livres, très agréables à lire (j’ai même eu le droit à un très joli carnet en cadeau!).

Couverture L'annulaireLe premier livre que j’ai lu est l’Annulaire, de Yoko Ogawa, auteure dont j’avais entendu parler mais que je découvrais avec ce petit ouvrage d’à peine 90 pages.

La narratrice a perdu une partie de son annulaire dans un accident du travail, et en cherchant un nouvel emploi, se retrouve devant la porte d’un laboratoire assez particulier, où les clients amènent des objets de tous types pour les faire naturaliser et enfermer dans les salles de conservation. La narratrice, employée à l’accueil du laboratoire, a souvent l’occasion d’écouter les histoires des objets qui lui sont apportés, et tombe de plus en plus sous le charme de son étrange employeur.

Ce livre est un petit bijou d’écriture au scalpel et d’ambiance dérangeante et malsaine. Les phrases simples et le vocabulaire précis permettent de bien saisir les pensées et les sentiments de la narratrice. Celle-ci  reste assez passive face aux différents évènements, alors même qu’elle en devient de plus en plus le centre. On a l’impression que l’histoire se déroule malgré elle, alors qu’elle se laisse de plus en plus fasciner par son employeur, et absorber par le laboratoire.

Il est difficile en début de lecture de saisir parfaitement le concept sur lequel repose le laboratoire, et même à la fin du roman, je n’ai pas été convaincue d’avoir tout compris, mais les interrogations déclenchées par cette incertitude ne font que renforcer le sentiment de malaise qui accompagne la lecture jusqu’à la dernière ligne.

Couverture Le convoi de l'eauAlors que l’Annulaire se passe quasiment à huis-clos, dans Le Convoi de l’eau (pour lequel j’ai craqué à cause de la couverture!), Akira Yoshimura nous décrit les magnifiques paysages de la montagne au coeur du Japon. Le narrateur s’est engagé en sortant de prison comme ouvrier et part avec son équipe sur le chantier de construction d’un barrage qui doit noyer une vallée. Mais dans cette vallée se trouve un petit village  dont les habitants vivent isolés du reste du monde depuis plusieurs siècles.

Un des intérêts de ce court roman repose sur le fait que le narrateur a tué sa femme. Dès lors, il analyse les faits et gestes des villageois sous l’angle de ses propres actions et souvenirs, et nous décrit l’avancée inéluctable du chantier, qui va déranger de plus en plus  la vie de la petite communauté, avant, finalement, d’obliger les villageois à évacuer la vallée.

Les contacts entre ouvriers et villageois sont rares, mais prennent toujours un sens profond. Le récit met l’accent sur la violence des ouvriers (contre la nature, mais aussi contre leurs semblables) et la dureté des moeurs des villageois, tout en nous offrant de magnifiques descriptions des paysages. Le fait que le narrateur ait de légères tendances psychopathes ne le rend pas moins apte à ressentir et à nous guider à travers la poésie et la beauté  des lieux, et s’il ne recherche pas nécessairement de rédemption, il s’avère parfois beaucoup plus humain et honnête que certains de ses compagnons.

Jusqu’au bout, on s’attend à ce que le départ de la petite communauté se solde par un drame, une tentative de révolte, et c’est cette tension qui rend l’atmosphère de ce roman, par ailleurs assez contemplative, presque mystique, très particulière.

Couverture Le poids des secrets, tome 1 : TsubakiLe troisième roman, Tsubaki, a été écrit en français, par une auteure d’origine japonaise, mais vivant au Québec. La narratrice reçoit de son avocat une lettre de sa mère, Yukiko, décédée depuis peu, accompagnée d’une seconde missive, adressée à un certain Yukio, un oncle dont la jeune femme n’a jamais entendu parler. En ouvrant sa propre lettre, elle découvre le passé de Yukiko, qui a assassiné son père à cause d’un mensonge.

Le récit de Yukiko est étroitement lié aux évènements de la Seconde Guerre Mondiale, puisqu’elle commet ce meurtre, dans un village près de Nagasaki, le jour où la bombe explose.

Il est difficile de développer une chronique familiale sur une centaine de pages, et pourtant le récit est clair, simple et efficace. Bien sûr, on sent qu’il ne s’agit que d’un premier volet, de nombreuses informations manquent encore. Ça manque aussi un peu de suspens, mais il n’est pas désagréable de se laisser porter par la douceur de l’écriture de Aki Shimazaki, même si certaines scènes sont à peine esquissées, certains thèmes seulement effleurés, et que j’attends avec impatience l’occasion de lire la suite, cette fois du point de vue de Yukio.

Trois lectures que j’ai beaucoup apprécié, même si le récit qui m’a le plus marquée est celui de Yoko Ogawa. Malgré la diversité des thèmes évoqués, on retrouve dans ces trois romans des déclinaisons de l’ambiance calme, contemplative, presque détachée, assortie d’une narration à la première personne, typique de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent en littérature japonaise.

Ces livres peuvent tout à fait devenir des livres voyageurs! Si vous êtes intéressés par un ou plusieurs ouvrages, n’hésitez pas à l’indiquer en commentaire ou à m’envoyer un mail!