Grignotage n°119: Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle

Des cris lugubres résonnent sur la lande…
Et voici que la légende prend corps. Un chien énorme, créature fantomatique et infernale, serait à l’origine de la mort de sir Charles Baskerville. Maudit soit Hugo, l’ancêtre impie et athée, qui provoqua, en son temps, les forces du mal !
Mais Sherlock Holmes ne peut croire à de telles sornettes. Aussi, lorsqu’il dépêche le fidèle Watson auprès de sir Henry, l’héritier nouvellement débarqué d’Amérique, il ne doute pas de mettre rapidement fin à ces spéculations. Pourtant, la mort a frappé plusieurs fois sur la lande. Et le manoir est le théâtre de phénomènes bien étranges… Se peut-il que la malédiction des Baskerville pèse encore ?

Je progresse tranquillement dans ma (re)lecture des aventures du célèbre détective. J’ai bien aimé, dans ce volume, le rôle un peu plus important du Dr Watson, qui est à la fois le narrateur de l’histoire, mais également l’enquêteur principal pendant une bonne partie du livre. Il est d’ailleurs intéressant de voir qu’il essaie d’imiter les méthodes de Holmes pour mener à bien sa mission.

L’ambiance lugubre et morne de la lande est très bien rendue, oscillant entre rationnel et paranormal, et même si on connaît le coupable bien avant la fin de l’histoire, les différentes intrigues secondaires et les scènes d’action permettent de prolonger le suspens, d’autant que certains éléments ne nous sont livrés qu’à la dernière page.

Sherlock Holmes est un personnage charismatique et surprenant et si Watson ne se formalise plus de ses excentricités, ses descriptions n’en demeurent pas moins plutôt drôles pour le lecteur. L’usage de plusieurs modes de narration (point de vue de Watson, journal, lettres) permet de donner une crédibilité au récit, tout en rendant possibles quelques beaux coups de théâtre.

Si je devais donner une note: 9/10

Encore une lecture en VO pour le challenge God Save the Livre!!!

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6 réponses à “Grignotage n°119: Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle

  1. Saint Epondyle

    Je l’ai lu voici quelques temps. Et malgré les (quelques) années et la honte qui me torture de l’avoir lu en français, je dois dire que je garde un bon souvenir de ce roman.

    Comme tu le dis, l’atmosphère de la lande, assez pesante et sombre, est très bien rendue et rappelle de très bons souvenirs cinématographiques. Je sais que le film n’est pas vraiment ta tasse de thé, mais pourtant on peut trouver quelque chefs-d’oeuvre reprenant cette opposition entre rationalité et fantastique. Je ne citerai pas Sleepy-Hollow, la Légende du Cavalier Sans Tête, de l’inénarrable Tim Burton, mais pas loin.

  2. mouahaha! je l’ai vu celui-là (ok, bon, d’accord, ça fait partie du minuscule nombre de films que j’ai vus dans ma courte vie, mais je peux pas résister à Burton^^). Si tu as d’autres idées, je note^^ (et je sais que l’anglais n’est pas vraiment ta tasse de thé, mais Conan Doyle en VO c’est ultra accessible, de l’anglais bien classique, facile à lire, alors si tu as deux ou trois heures devant toi, je ne peux que t’encourager à essayer).

    • Saint Epondyle

      « L’anglais n’est pas ta tasse de thé. » Ha ha ha.
      :p Effectivement, je lis déjà assez lentement pour m’autoriser la langue de Molière. Ceci-dit, le fait de ne pas considérer les traducteurs comme des suppôts du malin ne m’empêche pas d’accueillir ce genre de conseils. Surtout venant de toi, qui connait ton sujet.
      Je note donc.

      • Des suppôts du malin? Je ne vais pas aussi loin^^ Je suis même prête à reconnaître que certains traducteurs sont très talentueux… le problème, c’est que d’autres le sont moins, et que de toute façon, quelle que soit la qualité de la traduction, il y a toujours une déperdition ou une déformation du sens, aussi légère soit-elle… donc autant lire en VO! mais bref, ceci est un autre débat! :p
        Toujours est-il que les livres en anglais coûtent souvent bien moins chers, ce qui est un argument non négligeable 🙂

  3. Saint Epondyle

    Et accessoirement ils peuvent être en lecture libre lorsque tombés dans le domaine public. Par exemple sur Wikisource. Ce qui n’est pas toujours le cas des traductions plus récentes.

    Ceci dit, je ne suis pas (et ne vais pas) équipé en livre numérique, et je ne me vois pas lire sur écran.

    Enfin, je m’éloigne.

  4. Je suis justement en train de découvrir ce roman et le « vrai » univers de Sherlock Holmes en même temps! Je me sens moins inculte 😀
    En tout cas, j’aime beaucoup et je compte continuer l’aventure avec le reste des œuvres de Doyle et avec La maison de soie.

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