Grignotage n°105: Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Haruki Murakami

Hajime a connu pour la première fois l’amour en compagnie de la douce Shimamoto-San. Séparés par la vie, il n’a pourtant jamais oublié. Aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s’est construit une vie agréable entre sa famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-San?

Après avoir adoré La ballade de l’impossible, j’ai craqué pour ce livre lors d’un passage dans ce lieu de perdition qu’est une librairie, et je l’ai dévoré en à peine deux heures!

J’ai encore une fois beaucoup apprécié l’atmosphère créée par Murakami, et le contraste entre le récit des amours, parfois passionnées, du protagoniste, et le calme presque mélancolique du style.

On s’intéresse également à la vie professionnelle d’Hajime, à ses passe-temps, à ses quelques amis, ce qui fait de lui un personnage assez complet, à défaut d’être vraiment attachant (je l’ai souvent trouvé assez froid, très détaché). Les personnages féminins le sont davantage, notamment Yukiko, l’épouse d’Hajime, et Shimamoto-san, qui est sans conteste la figure la plus marquante du récit, du fait de sa beauté, de son aura de mystère, et des souvenirs idéalisés dont elle est l’objet. (risque de spoiler:  jusqu’à devenir une sorte d’apparition onirique, peut-être fruit de l’imagination insatisfaite d’Hajime, puisqu’elle disparaît brutalement à la fin sans qu’on en sache davantage sur elle)

Malgré les nombreux sentiments mis en jeu et la sensualité des relations entre Hajime et Shimamoto-san, il s’agit d’un roman « calme », assez contemplatif, qui retrace avant tout l’évolution d’un personnage qui voit sa vie défiler sans parvenir à vraiment l’apprécier, jusqu’au jour où il est confronté à une décision qui le place au pied du mur…

Comme dans La Ballade de l’impossible, le choix final  n’est pas vraiment effectué par le protagoniste, ce que j’ai apprécié, car même si  j’ai eu l’impression de rester sur ma faim, j’admets que cela n’aurait sans doute pas pu se passer autrement sans gâcher la trame de souvenirs, d’idéalisation et de frustration mise en place dès les premières pages du livre.

Un petit roman à lire principalement pour son atmosphère prenante, dont j’ai eu du mal à me détacher, sans compter la qualité de l’écriture. Pour moi, sans hésitation, c’est un coup de coeur!

Si je devais donner une note: 9,5/10

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8 réponses à “Grignotage n°105: Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, Haruki Murakami

  1. Je sens que je vais bientôt le sortir de ma Pal lui !!!
    En plus ça sera l’occas de connaître enfin cet auteur. 🙂
    Bonne journée.
    Florel

  2. Mon Murakami préféré avec Kafka sur le rivage ! Ce fut aussi le premier que j’ai lu de cet auteur et celui qui m’a donné envie d’en découvrir d’autres…
    Si c’est ton deuxième essai et que les deux sont concluants, tu risques de vouloir dévorer toutes ses œuvres !

  3. J’ai voulu aller en acheter d’autres hier, mais le prix m’a arrêté, je trouve que les éditions 10/18 sont vraiment chères (7 euros pour un livre de 150 ou 200 pages c’est beaucoup je trouve^^). Donc je vais les chercher en troc ou d’occasion 🙂

  4. Il faut absolument que je m’essaye à cet auteur !!

  5. Un livre qui est dans ma pile à lire =). Dévoré en deux heures !! Je t’admire je n’arrive pas à lire un livre aussi vite ^^.

  6. Je n’ai pas réussie à accrocher à ce livre. Je ne sais pas comment l’expliquer mais en refermant le livre j’ai eu comme un goût amer d’histoire « sans fin ».

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