Grignotage n°96: Chroniques de la fin du monde, T1, Au Commencement, Susan Beth Pfeffer

Ce livre a attiré mon attention à cause des nombreuses critiques très élogieuses que je voyais sur les blogs. Il s’attaquait également à un thème que j’ai peu rencontré en littérature (et les amateurs de post-apocalyptique me diront que c’est très connu et répandu, oui oui, mais j’en ai très peu lu!), et notamment en littérature dite « jeunesse » (même si la notion anglo-saxonne  de littérature « Young Adult » est certainement plus adaptée à ce roman, mais passons…).

Résumé trouvé sur Livraddict: Enfin c’est le grand soir : l’astéroïde dont tout le monde parle va percuter la Lune ! Familles, voisins, amis, tous se rassemblent pour observer le phénomène. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. L’impact a été si violent que la Lune a dévié de son orbite et s’est rapprochée de la Terre. Peu à peu tout se dérègle… L’électricité puis l’eau sont coupées et les vivres commencent à manquer. Miranda et sa famille vont devoir accepter que la vie telle qu’ils la connaissaient a disparu à jamais.

Miranda est l’archétype même de l’ado américaine normale, qui à 16 ans, rêve qu’un garçon l’invite au bal de promo, et que son grand frère lui apprenne à conduire. Sauf que voilà, après la catastrophe, il n’est plus question que d’une chose: survivre!

Miranda mûrit beaucoup tout au long du livre, au fur et à mesure que les choses se dégradent pour elle et sa famille, et il est difficile de ne pas s’attacher à elle, d’autant qu’elle accueille les évènements avec beaucoup de courage, et un léger cynisme qui l’aide à faire face. Elle a malgré tout des périodes d’égoïsme et d’auto-apitoiement qui dotent son caractère d’aspérités bienvenues, et la rendent tout à fait crédible.

Ma préférence au niveau des personnages va à la mère de Miranda, Laura, qui, grâce à sa prévoyance et à sa force de caractère, qui la forcent à faire des choix souvent difficiles, permet à sa famille de s’en sortir un peu mieux que les autres.

Les autres personnages sont également attachants et intéressants, chacun ayant son caractère, ses aspirations, et sa façon de gérer la catastrophe. Une des amies de Miranda m’a particulièrement intéressée, car elle se réfugie dans la religion, et j’ai trouvé que le thème était exploité de façon intéressante

Le livre réserve pas mal d’émotions, on suit la vie quotidienne des personnages, leurs moments d’angoisse mais aussi de détente et de bonheur (lorsque les choses vont un peu moins mal que prévu), leurs incertitudes… La forme du roman permet un compte rendu minutieux des activités de chacun, et des impressions de l’héroïne,  avec un bon mélange de réalisme et d’inventivité dans les péripéties.

Malgré quelques longueurs (due à la répétition de certaines actions quotidiennes, ce qui est certainement voulu par l’auteur), et le motif assez peu crédible de la catastrophe (que tous les scientifiques se plantent dans leurs calculs de cette façon me paraît assez étrange, mais je suis peut-être trop naïve?), ce premier tome des Chroniques de la Fin du monde parvient à retenir l’intérêt du lecteur, et certains passages sont vraiment palpitants (surtout à la fin, où les choses se précipitent!). Les personnages sont crédibles et intéressants, leurs actions cohérentes, et même si je ne suis pas totalement enthousiaste (certainement à cause du style que j’ai trouvé, au final, assez quelconque, même si pas désagréable à lire), je vais surement lire le deuxième tome!

Si je devais donner une note: 7/10

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8 réponses à “Grignotage n°96: Chroniques de la fin du monde, T1, Au Commencement, Susan Beth Pfeffer

  1. Ha, tu as été un peu moins emballée que moi, alors 😉
    Tu l’as lu en VO ou en VF, au fait?
    Cette « répétition » des petits moments de la vie, c’est justement ce qui m’a plu. Je trouve que ça donne de la force à tout ça !!
    Bonne suite de lecture Marmotte 😉

    • Je l’ai lu en VO, c’est pour ça que je me permets de critiquer (un peu!) le style :p
      Mais ca m’a plu quand même, juste qu’il manquait quelque chose au niveau de l’écriture pour que je sois complètement emballée 😀

  2. Ça a l’air intéressant, le genre de livre qui pourrait me plaire (dit la fille qui regarde des films d’horreur parce qu’elle aime bien observer la réaction des personnages aux situations de crise ^^)

  3. ok 😉
    (oui, je ne sais pas du tout ce que donne l’adaptation en VF…)

  4. Ah, une fin du monde!

    Dommage qu’il soit en Anglais, je te l’aurais emprunté sinon. (Les dystopies et les fins du monde sont deux styles que j’aime beaucoup).
    Pour le coup je suis curieux de voir la retranscritpion de l’ambiance. Dans « LE monde englouti » c’est un récit un peu « halluciné » qui est fait par Pierre Bordage, auteur reconnu dans ce style. (Egalement auteur de « L’ange de l’abîme », une dystopie sur fond d’extrémisme religieux très bien réalisée)

    • Un jour, en anglais tu liras, et dans ma bibliothèque tu piocheras 😀
      je connais Pierre Bordage, mais je n’en ai encore jamais lu (cet été sera sous le signe de la SF et de la fantasy ceci dit, donc pourquoi pas^^).

  5. J’ai trouvé certes quelques petits défauts, mais je n’ai pu sortir du livre avant la fin. Je suis pressée de découvrir le second tome !

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