Grignotage n°93: L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera

Cette LC est organisée par Irrégulière (merci!), avec la participation de Nymeria, Furby71 et Nanet.

L’insoutenable légèreté de l’être raconte les relations qui unissent Tomas, le libertin fou amoureux de sa femme Tereza, Sabina, l’amie intime de Tomas, et Franz, l’amant de cette dernière, dans le contexte de la Bohême contrôlée par l’URSS.

Une narration à la chronologie déstructurée nous permet d’assister aux rencontres de ces personnages, et aux péripéties qui jalonnent leurs vies. Chacun d’eux incarnent une idée de l’amour, et, d’une façon plus large, un idéal de vie, ce qui fait de ce livre non seulement un roman, mais aussi un essai philosophique, qui emprunte même parfois à la sociologie et à la psychanalyse (notamment pour le personnage de Tereza, qui, toute sa vie, analyse ses rêves).

Chaque court chapitre se déroule du point de vue d’un personnage différent, mais sans ordre préconçu, ce qui donne à l’ensemble une certaine déstructuration.

J’aurais peut-être du préparer davantage ma lecture, car j’ai eu du mal à m’habituer à la fois au contexte historique, au style de l’auteur et à la multiplicité de thèmes abordés dans ce roman. J’ai la désagréable impression, depuis la fin de ma lecture, d’être passée à côté de quelque chose de génial (parce que je reconnais sans difficulté que le style de l’auteur, que je découvre, vaut le détour, et que certains passages sont tout simplement magnifiques, pleins de vérité et de poésie), mais sur lequel je n’ai pas réussi à me concentrer car j’étais submergée d’informations à mettre en perspective.

Une deuxième lecture s’impose donc, car j’ai bien senti pendant que je lisais que ce livre était un incontournable  (sans obligation d’apprécier bien sûr, mais peut-être au moins de connaître), mais peut-être dans quelques années, avec plus de maturité. Petit conseil aux personnes souhaitant le lire: ne vous laissez pas impressionner par la première page sur Nietzsche, il n’est pas nécessaire d’avoir lu Par delà le Bien et le Mal pour apprécier ce livre!).

En attendant, une fois n’est pas coutume, je ne mets pas de note à la fin de ma chronique.

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13 réponses à “Grignotage n°93: L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera

  1. J’ai lu ce livre il y a quelques années, j’en garde un bon souvenir même s’il est un peu flou. C’est une lecture intéressante je trouve 🙂

  2. J’ai lu ce livre pour un cours de littérature et moi qui ne supporte absolument pas les lectures imposées, je l’ai dévoré.
    Je l’ai relu il y a quelques années et je pense que ce livre peut se relire tout le temps car on découvre de nouvelles choses qu’on a pas vu à la première ou qu’on comprends mieux, etc.

    • Je pense le relire de toute façon d’ici quelques mois (années?), car il m’a laissé particulièrement perplexe, et j’aime découvrir de nouvelles choses lors de relectures :p

  3. Il est sur ma liste celui-ci depuis la fac! Je ne savais pas que c’était aussi ardu… C’est une question de références à élucider? Ou des trop nombreux thèmes?

    • Peut-être que je n’étais juste pas dans le bon état d’esprit pour le lire! En soi ce n’est pas ultra compliqué, même si effectivement, de nombreux thèmes sont traités, mais ça ne m’a tout simplement pas touchée…

  4. Cette lecture est très dense, parfois un peu brumeuse. Mais grâce à l’aide de mon professeur de littérature, du temps où j’étais en formation, j’ai tout de suite mieux compris, et apprécier. Mais une deuxième lecture aide à se sentir plus à l’aise avec cet oeuvre.
    Je te conseil également « Risibles amours » de cet auteur, qui sont des nouvelles que j’avais beaucoup aimé.

    Biz

  5. C’est vrai que c’est un peu dense, mais finalement je me suis laissée embarquer !

  6. Il me manque moi aussi un petit quelque chose pour que ce soit un vrai coup de cœur, mais j’ai tout de même bien adhérer !
    Une relecture s’impose dans quelques années, histoire d’approfondir les choses. 🙂

    • Je ne suis pas la seule à être de cet avis^^ Je trouve ça un peu frustrant d’ailleurs d’avoir eu l’impression de « passer à côté »… mais ça donne effectivement l’occasion de le relire :p

  7. pas de coup de coeur non plus, mais une très bonne semaine passée en compagnie de Tomas et Tereza… leur histoire a su me toucher, et cet auteur a su me convaincre. Je lirai autre chose de lui.

    Biz

  8. Je te cite : J’aurais peut-être du préparer davantage ma lecture, car j’ai eu du mal à m’habituer à la fois au contexte historique, au style de l’auteur et à la multiplicité de thèmes abordés dans ce roman. J’ai la désagréable impression, depuis la fin de ma lecture, d’être passée à côté de quelque chose de génial (parce que je reconnais sans difficulté que le style de l’auteur, que je découvre, vaut le détour, et que certains passages sont tout simplement magnifiques, pleins de vérité et de poésie), mais sur lequel je n’ai pas réussi à me concentrer car j’étais submergée d’informations à mettre en perspective.

    C’est exactement ce que j’ai ressenti également ! L’impression de passer à côté et de ce fait je n’ai pas réussi à accrocher.

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