Grignotage n°86: Uglies, T1, Scott Westerfeld

J’ai attendu très longtemps avant de lire cette série, principalement parce que la trame me laissait très sceptique (une énième dystopie orientée jeunesse et (quand même !) très « girly » dans les thèmes abordés… chez moi ça incite plutôt à la méfiance !). Finalement j’ai craqué dans le train hier en revenant de Paris, après avoir fini Harry Potter  et le Prisonnier d’Azkaban: « bah, allez, encore un ptit roman jeunesse, tant qu’à faire ! ». Avant d’aller plus loin, le résumé !

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?

L’auteur nous présente un monde où chaque personne subit, autour de ses 16 ans, une opération qui va la transformer en « pretty » en lui octroyant une beauté répondant aux standards esthétiques développés par les scientifiques, et la propulser dans un monde de fêtes et d’amusement sans fin. Tally, pur produit de cette société, met un moment avant de commencer à se poser des questions, d’où le début un peu laborieux du roman : l’auteur pose le décor, nous présente les personnages (et, mais ça n’engage que moi, j’ai trouvé Tally particulièrement cruche, et pas uniquement dans la première partie), nous laisse nous ébahir devant cette société horrible dans laquelle tout est contrôlé et où tout le monde bénéficie d’un lavage de cerveau à grands coups de critères esthétiques.

Sauf que… chez moi, ça n’a pas fonctionné tout de suite. L’idée est bonne, certes, assez bien exploitée aussi, mais j’ai trouvé d’entrée de jeu que le style de l’auteur était assez froid, très descriptif, et que les personnages manquaient de substance (j’ai eu l’impression durant tout le roman que Tally se faisait balader par l’auteur, et que sa prise de conscience, même si elle apparaît graduellement, restait quand même très artificielle). De plus, la société dans laquelle vit Tally, même si elle repose sur un mensonge général, n’a pas que des défauts : pas de guerre, un confort optimal pour tout le monde, la nature préservée et laissée à elle-même pour réparer les dégâts causés par la civilisation précédente (la nôtre ?)… bref… tout ça partait d’une bonne idée et de bonnes intentions (et il paraît que l’enfer en est pavé…). J’ai donc poursuivi ma lecture, intriguée, certes, mais sans le sentiment d’horreur que l’auteur essaie certainement de faire ressentir au lecteur lors de cette première partie.

La suite de l’histoire m’a davantage intéressée, même si le scenario reste très classique. J’ai beaucoup aimé le passage à Smoke (si quelqu’un sait comment cela a été traduit en français ?^^), car on y découvre un mode de vie alternatif, empruntant à la fois aux anciennes habitudes (couper du bois pour se chauffer, manger du gibier, préserver des reliques de l’époque où tout le monde n’était pas « pretty ») tout en se servant de certaines technologies appartenant à la nouvelle société. Confrontée à ces nouveautés, Tally évolue, mûrit, mais s’accroche encore pendant un moment au fait qu’être belle est nécessaire pour être heureuse. Cette prise de conscience est intéressante à observer, même si, comme dit au-dessus, j’ai eu l’impression que l’auteur faisait évoluer son personnage quand cela l’arrangeait en prévision de ce qui devait se passer par la suite, ce qui prive Tally d’une certaine cohérence.

Malgré les défauts que j’ai pu lui trouver, ce livre m’a tout de même intéressée, voir parfois tenue en haleine. Même si je n’ai pas réussi à m’attacher vraiment aux personnages, la société décrite par l’auteur est complexe, et sa description comporte beaucoup de détails assez originaux, j’ai donc envie d’en savoir plus !

Si je devais donner une note : 6,5/10

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5 réponses à “Grignotage n°86: Uglies, T1, Scott Westerfeld

  1. Inutile de le commander alors ! 😉 Un de moins !

  2. Hmm ca rejoint mon sentiment.. il m’intrigue sans m’attirer plus que ca.. et ton avis me laisse penser que j’attendrais de le voir en bibli pr le lire 🙂

  3. c’est le mieux je pense, pas besoin de l’acheter^^

  4. J’aime beaucoup ce livre : ça fait du bien de lire qu’on est pas seulement un physique mais surtout une personnalité. sans compter que nos petits défauts on du charme. Après un livre comme celui-ci on se sent tout de suite mieux !

    Sans compter sur le fait que c’est d’abord un livre d’aventure qui nous emmène très très loin de chez nous, et ce pour mon plus grand plaisir !

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