Grignotage n°50: Moi, Milanollo, fils de Stradivarius, Jean Diwo

50ème Grignotage! J’avoue que je suis assez émue… à quand le 100ème? En tout cas, pour fêter ça, je vous livre une chronique sur un roman de Jean Diwo que j’ai dévoré en une nuit (insomnie quand tu nous tiens…). J’avais déja lu de cet auteur, et beaucoup apprécié , la trilogie historique des Dames du Faubourg. Voici le résumé qui se trouve sur la quatrième de couverture:
« Je m’appelle Milanollo, né en 1728 et fils d’Antonio Stradivari. J’en ai connu des aventures, en presque trois siècles : d’abord baptisé Coucher de soleil par Jean-Sébastien Bach, puis offert au Régent, j’ai fait vibrer la cour de France. Mais j’ai aussi vécu des moments douloureux: on a tué pour me dérober. Puis j’ai voyagé avec Viotti vers l’Angleterre, où j’ai croisé Dragonetti, Paganini et Maria Milanollo. J’ai ensuite continué à traverser l’Histoire dans les mains de nombreux virtuoses. Et aujourd’hui? Je vous laisse savourer mes derniers chants, dans la magie du coup de théâtre qui referme ce livre. »

Les cinquante premières pages m’ont paru longues, le temps de m’habituer au concept. Le fait que le narrateur soit un violon ne m’a pas dérangée, mais j’ai été un peu déstabilisée par la profusion de détails historiques. Les émotions, sans être absentes de ce livre (c’est d’ailleurs ce qui rend la « personnalité » du narrateur intéressante) n’apparaissent que plus tard, si bien que le roman s’ouvre sur une sorte de chronique que j’ai trouvée assez froide. 

Je suis finalement rentrée dans le récit, et j’ai plutôt apprécié l’histoire. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, puisque le lecteur suit le cheminement d’un Stradivarius, qui passe de mains en mains à travers trois siècles. Mais j’ai apprécié le côté fresque historique de l’aventure, j’ai aimé plonger dans le monde de la musique et des virtuoses, et découvrir les échanges entre les artistes, à travers des réunions de passionnés du violon et les achats consécutifs du Milanollo. 

Je m’attendais par contre à une écriture un peu plus travaillée, afin de soutenir le concept du livre, la préciosité et la noblesse que l’on sent dans le caractère du narrateur. Je suis un peu déçue de ce point de vue. De plus, certains aspects de l’édition donne au livre un côté bâclé. Plusieurs phrases comportent des répétitions très malvenues, des noms sont parfois inversés, j’ai trouvé des fautes d’accords… sans être extrèmement pointilleuse, je pense quand même qu’une relecture attentive, de la part de l’auteur et/ou de l’éditeur, ce n’est pas le bout du monde. Quand au coup de théâtre de la fin… il y en avait un? 

En bref, un roman plaisant à lire, un concept assez original, mais rien de vraiment transcendant. Malgré tout, une bonne plongée dans l’univers de la musique classique du 18ème siècle à nos jours!

Si je devais donner une note: 6,5/10
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Une réponse à “Grignotage n°50: Moi, Milanollo, fils de Stradivarius, Jean Diwo

  1. J’avais lu les Dîners de Calpurnia de cet auteur, j’en étais pas sortie enchantée… comme tu dis, c’est plus une fresque historique qu’un roman : j’ai plus d’une fois eu l’impression qu’il emmenait (par exemple) ses personnages aux thermes juste pour se donner l’occasion d’étaler sa documentation sur les thermes sous l’Empire. Pour moi c’est plus un vulgarisateur qu’un écrivain, dommage qu’il ne se reconnaisse pas comme tel.

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