Grignotage n°36: Oliver Twist, Charles Dickens

Cela faisait un moment que je souhaitais relire du Dickens. David Copperfield et Great Expectations m’avaient beaucoup plu, j’avais d’ailleurs lu le deuxième en anglais. Oliver Twist étant un des grands classiques de cet auteur, je l’ai commencé avec un certain enthousiasme…. Et j’ai mis plus d’un mois à le finir. Non pas que le roman ne me plaisait pas, mais je l’ai trouvé extrêmement difficile à lire.
Oliver Twist est orphelin. Il s’enfuit de l’endroit où il a été (laborieusement et parfois cruellement) élevé, et atterrit à Londres, où il s’associe sans le savoir à des voleurs. S’en suit alors une série de péripéties qui va mener le petit garçon des bas quartiers de Londres au refuge offert par d’adorables protecteurs, en passant par une tentative de cambriolage, un meurtre, et une demande en mariage.
J’ai beaucoup apprécié l’humour instillé par Dickens dans son récit. Son style, bien que très découpé, assez compliqué à lire, m’a plu également, même si j’ai mis du temps à finir ce roman car je ne parvenais pas à lire plus d’une dizaine de pages à la fois. J’ai trouvé que la façon d’écrire de l’auteur, ses nombreuses descriptions, comportait beaucoup de circonvolutions qui ralentissaient la lecture, et donc le déroulement de l’histoire, qui, en elle-même, n’est pourtant pas extrêmement complexe.
Les personnages sont très manichéens, à part peut-être Nancy, dont le caractère à la fois fort et résigné m’a beaucoup plu, sans pour autant me la rendre sympathique. Oliver est angélique, ses protecteurs constituent un modèle de vertu, tandis que les « méchants », brigands, employés de la paroisse, atteignent des sommets, tantôt de méchanceté, tantôt de médiocrité. Mais cela ne gêne pas le récit, dont c’est apparemment le parti-pris.
 Le coup de théâtre de la fin, sur l’identité d’un des personnages, m’a quelque peu agacée. Un peu simple, peut-être. Néanmoins, je me suis aperçue en terminant ce livre que Dickens n’avait rien laissé au hasard, et que chaque péripétie, même celles qui paraissent ne pas avoir un grand rapport avec l’intrigue, finissait néanmoins par avoir une importance, en délivrant un détail ou une situation qui prêtait à conséquence.
Certains clichés, comme l’antisémitisme ou la mysogynie, s’ils ne m’ont pas particulièrement choquée étant donné l’époque d’écriture, m’ont parfois un peu empêché de me concentrer sur l’histoire ou certain des personnages (Fagin, notamment).
Néanmoins, l’histoire comporte beaucoup de rebondissements, et je me suis laissée entrainer, surtout vers la fin. Je ne saurais pas dire si ce que décrit Dickens reflète la réalité, mais il parvient en tout cas à dresser un tableau très frappant, quoique souvent  un peu excessif  de ses personnages et des lieux de son histoire, et il m’a été difficile, malgré la densité du style, de m’en détacher.
Je ne regrette donc absolument pas cette lecture, et même si je ne compte pas me remettre immédiatement à lire du Dickens, j’ai apprécié de suivre les aventures d’Oliver.
Si je devais donner une note : 8/10
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