Grignotage n°28: Les mystères de Druon de Brévaux, tome 1, Aesculapius, Andrea H. Japp

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque un peu par hasard, principalement parce que la couverture m’intriguait (le résumé de la quatrième de couverture me paraissait beaucoup trop brouillon et contenait pas mal de clichés, mais j’ai décidé de ne pas m’y fier, j’ai parfois eu de très bonnes surprises que ce genre de résumé ne laissait pas présager^^). 
L’histoire se déroule au début du XIVème siècle. Maître Fauvel, mire (médecin laïc) perpétuellement en quête de progrès médicaux, est trahi par l’un de ses plus anciens amis et livré à l’Inquisition, à cause d’une mystérieuse pierre rouge qu’il a réussi à mettre en lieu sûr. Sa fille, Héluise, sa confidente et son élève la plus douée, doit fuir à son tour, et pour celà, se travestit, et devient le mire Druon de Brévaux. Accompagné de Huguelin, un petit garçon qu’il a recueilli, Druon arrive au château de la Baronne Béatrice, dont la province lutte contre une bête que beaucoup soupçonnent d’être une créature diabolique.
J’ai mis plus d’une centaine de pages à entrer dans l’histoire, principalement parce que l’auteur, en utilisant de nombreux termes moyenâgeux (certainement pour essayer de rendre son récit plus « historique ») donne l’impression de déballer fièrement un cours d’ancien français, et je dois avouer que se reporter aux nombreuses notes en bas de pages toutes les cinq minutes n’était pas une perspective enthousiasmante, d’autant que certaines mots étaient vraiment nécessaires pour comprendre le sens de l’intrigue.
Celle-ci est à double niveau, ce que j’ai plutôt apprécié. D’abord, le mystère de la pierre rouge, qui sous-tend la fuite d’Héluise et les complots que l’on voit se tramer dans l’entourage du roi. Il semblerait que cette enquête serve de toile de fond à toute la série. Ensuite, les étranges événements dans l’entourage de la baronne Béatrice, qui, eux, font l’objet de ce volume. J’ai trouvé cette dernière histoire assez prévisible, d’autant que l’annexe historique fournissait beaucoup de réponses. Il vaut donc mieux la lire à la fin. 
Heureusement, certains personnages sont là pour sauver un peu l’intrigue, car si celle-ci n’est pas mal menée, si certains thèmes sont bien traités (le rapport à la médecine et à la religion, notamment, même si l’auteur force beaucoup le trait en ce qui concerne l’obscurantisme au Moyen-Age, ce que j’ai trouvé assez gênant pour un roman qui se veut historique), j’aurais tout de même trouvé que le mélange prenait très mal, si certaines figures ne se détachaient pas de la foule des personnages. Héluise-Druon, notamment, qui possède une bonne dose d’humour et d’intelligence, et à qui le travestissement permet beaucoup plus de choses que si elle était restée une « simple » fille. Huguelin, le petit garçon qu’il/ elle a recueilli, et dont on voit l’intelligence et l’estime de soi s’éveiller au fil du roman, est attendrissant et amusant. Le personnage de Léon, et sa relation avec son seigneur, Béatrice, est également intéressant, bien qu’au final assez peu exploité.
J’ai donc conservé de cette lecture un avis plutôt mitigé, mais je lirais quand même le deuxième tome si j’en ai l’occasion, principalement pour voir si l’intrigue concernant la pierre rouge est un peu plus développée.
Si je devais donner une note: 5,5/10
Advertisements

4 réponses à “Grignotage n°28: Les mystères de Druon de Brévaux, tome 1, Aesculapius, Andrea H. Japp

  1. De l'auteur, j'ai lu la série "La dame sans terre" et j'avais beaucoup aimé. Par contre, comme toi, l'utilisation incessant de certains termes m'a un peu saoûlée. Je verrai si je trouve ce titre là pour tester.

  2. J'ai entendu parler de La dame sans terre, mais si l'écriture est la même que pour Aesculapius, ça ne me fait pas vraiment envie… Peut-être plus tard?^^

  3. C'est pourtant intéressant, les notes de bas de page.ça apporte des parenthèses parfois humorisitiques, souvent cuturelles, dans le récit, et permet pas mal d'associations d'idées et de raisonnement.Parler de romans plus ou moins historiques me fait penser à la trilogie de Wielstadt, par Pierre Pevel. Il mèle dans cet oeuvre sa connaissance de l'époque à laquelle se déroule le récit (au début de la guerre de 30 ans, durant la première moititée du XVIIième siècle) avec de la fantasy dans certains de ses aspects les plus purs (magie, dragon, esprit tutélaire, nain, démons…)Tout ça me donne bien envie de le relire d'ailleurs.

  4. En ce moment il y a Les lames du cardinal, de Pevel, qui me tente bien, à condition de le trouver à la bibli^^ Pour ce qui est des notes, une de temps en temps, d'accord, c'est sympa, entre 2 et 5 à chaque page ou presque, je trouve que ça fait un peu trop, et je n'aime pas devoir interrompre ma lecture à chaque phrase pour vérifier le sens d'un mot… après je ne doute pas qu'on puisse trouver ca intéressant 😀

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s