Grignotage n°27: Stravaganza, T1, La cité des masques, Mary Hoffman

J’ai craqué sur la couverture de ce livre, que je trouvais particulièrement jolie, et le résumé me paraissait, sinon particulièrement original, au moins intéressant.
Lucien souffre d’un cancer. Son père lui offre un carnet trouvé par hasard, afin qu’il puisse écrire à ses parents lorsque la maladie le rend incapable de parler. En s’endormant, le carnet à la main, il se retrouve transporté dans une ville assez semblable à Venise, Belezza, et découvre qu’il est un Stravagante, capable de voyager entre deux mondes.
Dès le début, j’ai trouvé le personnage de Lucien très attachant, et ses déplacements entre les deux mondes, fortement liés à l’évolution de sa maladie, sont traités avec beaucoup d’intelligence. La cité de Belezza est bien décrite, et les personnages sont intéressants, de part leurs caractères très divers (certes, ça sent la littérature jeunesse, il y a les gentils très gentils et les méchants très méchants, mais ça n’a pas gêné ma lecture). L’écriture est fluide, simple, mais néanmoins pas simpliste, les dialogues sont nombreux et souvent bien rendus et dynamiques.
Le roman se lit bien, et vite. Néanmoins, certaines choses m’ont un peu dérangée, une fois le livre refermé, et notamment le manque de tenue de l’intrigue. Elle s’étire, piétine, les éléments s’enchaînent parfois sans fluidité, et même si on la suit sans problème, car elle est très linéaire, elle donne l’impression d’une juxtaposition d’événements qui, par hasard ou par chance, se croisent parfois pour faire avancer l’histoire. Ce manque de régularité vient peut-être aussi du fait que Mary Hoffman, après s’être attardée pendant des pages sur un événement particulier, en expédie d’autres en deux lignes, au détour d’un paragraphe dédié à tel ou tel personnage. La narration très morcelée (un enchaînement de petits chapitres très court et où le point de vue change souvent) a certainement contribué à cette impression également.
Le concept du Stravagante, sans être vraiment novateur, est bien trouvé et bien ancré dans l’histoire. J’ai cependant regretté qu’on n’en apprenne pas plus (mais ça se fera sûrement dans les tomes suivants, du moins je l’espère).
La Cité des masques est un début de série sympa, mais pas révolutionnaire. Je lirais quand même le deuxième tome, en espérant voir un renouvellement et un approfondissement de l’intrigue.
Si je devais donner une note: 7/10
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