Grignotage n°24: Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë

Les Hauts de Hurlevent ont fait partie d’une vaste commande de bouquins en anglais (Am*zon est définitivement le pire ennemi de mon porte-monnaie, d’ailleurs maintenant que j’ai une PAL d’environ 20 livres, je me tiens à carreau!^^). Après avoir lu Jane Eyre, je voulais découvrir une autre des soeurs Brontë, et même si j’ai eu du mal à me faire un avis  clair sur ce roman, je n’ai absolument pas été déçue. 
Face à mon incapacité à résumer l’intrigue de ce livre, je vous renvoie à ce qu’en dit Livraddict.
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.
Au premier abord, j’ai eu beaucoup de difficultés à entrer dans l’histoire. La narration enchâssée, assez commune aux romans de l’époque, m’a destabilisée, non pas en elle-même, mais associée à un style beaucoup plus « brut » que ce à quoi j’étais habituée en littérature anglaise. La première soixantaine de pages a été difficile à lire, mais finalement, après le retour d’Heathcliff, j’ai enfin réussi à m’intéresser à l’histoire, et à ses différentes strates. 
L’écriture d’Emily Brontë s’accorde parfaitement avec son intrigue. J’ai trouvé une certaine brusquerie dans ses phrases, un choix de vocabulaire qui rend chaque parole marquante. Cependant, ce même style, que j’étais trop occupée à essayer de comprendre et de ressentir, m’a empêché de me concentrer sur la violence des sentiments des personnages, et si j’ai ressenti l’ambiance pesante de ce microcosme familial, je n’ai pas réussi à véritablement m’intéresser à son histoire. Les personnages sont presque tous soit médiocres, soit destestables, et je n’ai gardé du roman que cette impression légèrement dérangeante, sans réellement me laisser emporter par l’émotion.
Malgré tout, même en restant spectatrice, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire Wuthering Heights, principalement à cause du style magistral de l’auteur. Mais ce roman mériterait sans doute une deuxième lecture, afin que je puisse d’avantage m’intéresser au fond, car pour l’instant, j’ai l’étrange impression de l’avoir à peine effleuré, et donc de ne pas réussir à lui faire honneur dans ma chronique.
Si je devais donner une note: 7,5/10
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2 réponses à “Grignotage n°24: Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë

  1. Ce ne fut pas un coup de coeur, j'ai largement préféré "Jane Eyre". Les personnages ne m'ont pas émus, ils m'ont agacés…Du coup, ce fut dur de prendre vraiment plaisir à la lecture !

  2. J'ai eu un peu la même impression au début, mais elle a été plus nuancée à la fin de ma lecture… Malgré tout ce livre m'a laissée un peu perplexe, et j'ai effectivement trouvé que Jane Eyre était plus facile à lire, peut-être parce que sa structure est plus simple?

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