Grignotage n°20: Larme ultime, T1-2-3, Shin Takahashi

Les trois premiers tomes de Larme Ultime m’ont été prêtés par un ami. J’ai mis un peu de temps à m’y plonger, un peu rebutée par le fait qu’il n’y ait pas de résumé au dos des volumes, mais finalement, quand j’ai voulu lire le premier tome, j’ai été « obligée » d’enchaîner sur les deux autres.
Chise et Shûji vivent dans une petite ville à Hokkaido, et se sont mis en couple un peu par hasard. Elle est petite, timorée, et passe son temps à s’excuser, il est athlétique et n’arrive pas à exprimer ses sentiments. Ensemble, ils essaient d’être heureux. Jusqu’au jour où la petite Chise, à la suite d’une opération, devient l’Arme Ultime.
Dans ces trois premiers tomes, divers éléments se croisent: l’histoire d’amour, très forte, entre les deux héros, la guerre à laquelle participe Chise, la vie, presque banale, du lycée… Le tout forme un mélange très intéressant, et même s’il semble manquer de cohérence au début, on sent que des éléments s’installe peu à peu pour former un final prometteur (la série s’achève en 7 tomes). Pourquoi un manque de cohérence? Tout simplement parce que je trouve que Chise, frêle adolescente qui se retrouve avec une arme de destruction massive à la place du corps, ne semble pas préoccupée plus que cela. Oh, elle pleure, elle est triste de tuer des gens, certes, mais il n’y pas, ou très peu, de sentiment de révolte de sa part (ce que relève d’ailleurs son petit ami), elle ne (se) pose pas beaucoup de questions.
La narration, très morcelée, passe de scènes au lycée ou dans la ville à des scènes sur le front, situé « à l’étranger », sans qu’on sache où, et surtout pourquoi les soldats se battent. Pour le moment en tout cas, les causes de la guerre ne sont pas expliquées. A cause de la transparence (relative!) du personnage de Chise, l’histoire manque quelque peu d’un fil directeur, mais la juxtaposition des différentes scènes et situations reste agréable à suivre.
J’ai beaucoup aimé par contre, la description des habitants de la ville de Chise et Shû, qui se retrouvent coupés du monde, sans informations, sans savoir même si leur pays est véritablement en guerre ou non. L’apparition de Fuyumi, le premier amour de Shûji offre une nouvelle dimension à l’histoire, et c’est un personnage que je trouve très intéressant, dans sa complexité. L’idée du journal commun que partagent Chise et Shûji donne lieu à des scènes émouvantes et très révélatrice de l’état des personnages, j’ai trouvé que c’était intéressant.
Le style graphique,  qui semble assez « transparent » à première vue, est sans prétention, mais possède son originalité, notamment en ce qui concerne le dessin des personnages. Je trouve la couverture du deuxième tome particulièrement belle et bien trouvée.  Peu ou pas de coquilles dans ce manga, ce qui change agréablement par rapport à mes dernières lectures dans ce domaine.
En bref, un récit intéressant, sinon carrément captivant, dont les éléments s’installent petit à petit. Il faut prendre le temps de lire, de découvrir les personnages et l’enchaînement de l’histoire page par page. Si je ne l’ai pas trouvé fabuleux, ce manga à la trame finalement assez originale m’a fait passer un agréable moment, et les quatre tomes suivants me semblent très prometteurs.
Si je devais donner une note: 8/10
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