La revoilà ! …

… En fait non !

Mais comme promis, je repasse par ici, pour vous remercier de tous les commentaires, mails et messages que j’ai reçu lors de la publication de mon dernier article, et surtout  pour vous parler de ce fameux nouveau projet, plus beau, plus grand... et avec toute une équipe de rédacteurs motivés et sympathiques !

Mesdames et Messieurs, merci de souhaiter la bienvenue à un nouveau Webzine Littéraire, tout beau, tout propre, encore un peu en travaux, mais dont le lancement se fera ce mercredi :

En attendant la publication du premier article, vous pouvez déjà nous suivre sur Facebook, Twitter et Hellocoton !

Nous recherchons toujours de nouveaux contributeurs, si cela vous intéresse , ou pour toute autre information, n’hésitez pas à nous contacter !

Et en attendant… partagez l’info, et à mercredi !

Attraction Céleste, Virginie Goevelinger

Couverture Attraction Céleste, tome 1Abigaëlle O’Donnel porte sur ses épaules un lourd secret. Elle peut voir le passé, le présent et le futur des personnes qui l’entourent, mais elle peut également capter leurs sentiments. Si, elle a ce pouvoir, c’est parce que son don découle d’un plus lourd secret, que ses parents adoptifs lui cachent depuis sa naissance. Abi est l’enfant de l’archange Mickael et elle est elle-même un ange. Les anges déchus du Cercle de Thulé sont à sa recherche. Ils veulent se servir d’Abi comme sacrifice pour ouvrir la porte de l’Enfer et ainsi libérer Lucifer. Abi ne se doutant de rien, continue de vivre tranquillement sa vie de lycéenne. Elle ne sait pas qu’un garçon au visage d’ange va bouleverser sa vie à jamais…

Dès la lecture du résumé, je savais que ce livre n’allait pas m’enthousiasmer. Les romances fantastiques, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, d’autant qu’à première vue,  l’histoire avait l’air assez classique.

Pourtant, le personnage d’Abigaëlle m’a paru assez sympathique, et ses pouvoirs la rendent plutôt intrigante, mais quel dommage que ceux-ci ne soient pas davantage exploités ! Ils servent surtout à montrer qu’elle n’est pas comme les autres, mais au final, elle s’en sert assez peu par la suite (j’avoue que je n’ai pas fini le livre, j’ai du abandonner à peu près à la moitié, alors ça change peut-être dans la deuxième partie du roman?).

Son histoire avec Gabriel est assez mignonne, mais vraiment, vraiment à l’eau de rose, et je n’accroche pas du tout à ce genre de récit, d’autant qu’on n’échappe pas à quelques clichés… Abi devient assez agaçante à force de répéter à quel point elle est folle amoureuse de ce beau jeune homme mystérieux… Bref, c’est vraiment une question de goût, mais ce genre d’intrigue n’est vraiment pas pour moi, d’autant que j’ai trouvé l’histoire d’Attraction Céleste en général assez prévisible.

Le style d’écriture de Virginie Goevelinger, sans être désagréable (au contraire, c’est efficace, parfois assez drôle et il faut avouer qu’Abi et les autres personnages du livre sont plutôt bien campés!) n’a pas suffit à me donner envie de poursuivre ma lecture. Pourtant, certaines idées et les personnages me paraissaient intéressants, mais l’aspect romance et les quelques clichés qui se baladent dans le récit m’ont fait refermer le livre sans l’avoir terminé.

Eclats de rêve, Maïwenn Soler

Couverture Eclats de rêveTout commence par une carte ne se référant à rien de connu, soulignée d’inscriptions incompréhensibles. Puis, ce sont ces quelques phrases, que Raïlyan de Preyloy, cartographe, découvre dans un ouvrage de la bibliothèque royale:
« Jadis, ils se dispersèrent aux quatre vents. Leur foyer était devenu trop petit, ou bien étaient-ce eux qui [étaient devenus trop] nombreux… Ils s’égaillèrent un peu partout, emportant avec eux une branche de leur arbre-maître. »
Fasciné, il décide d’en apprendre plus et finit par découvrir de nombreux textes similaires. Tous mentionnent une mystérieuse civilisation, oubliée de tous.
C’est en allant à la recherche de ce peuple, les Abouteurs, qu’il aborde une île, un monde à part où le temps s’écoule de manière différente, un monde de sagesse, construit autour d’un arbre qui détient le savoir mais aussi la mémoire d’une civilisation disparue…

Malgré des idées de départ intéressantes et assez poétiques (un peuple lié par des phénomènes magiques à un arbre-maître, qui va jouer un rôle central dans la vie de cette communauté en accord avec la nature), ce roman m’a laissée assez perplexe. J’ai eu du mal, au cours de ma lecture, à comprendre qui s’exprimait,  les changements de points de vue m’ont paru assez confus, d’autant que la plupart des narrateurs restent des témoins anonymes, dont les récits se regroupent pour former une histoire.

Celle-ci, d’ailleurs, ne manque pas d’intérêt, pour peu qu’on ne s’attende pas à de nombreux rebondissements. Ici, c’est d’abord l’atmosphère chargée de mystère et de magie qui prime, et la narration, assez lente pour un roman au final plutôt court, donne l’impression de se retrouver plongé dans d’anciennes chroniques d’un monde disparu. Pour autant, j’ai trouvé que l’univers décrit avait un potentiel qui n’était pas exploité au cours du roman, et c’est dommage, car certains thèmes auraient gagné à être plus approfondis.

Le style de Maîwenn Soler est agréable, quoiqu’un peu trop ampoulé à mon goût, mais, si on exclut quelques maladresses, cela va bien avec l’ambiance générale du livre.

Au final, le livre se tient plutôt bien, les idées sont intéressantes, même si certaines auraient pu être mieux développées, je n’ai juste pas vraiment adhéré à la narration « éclatée » qui donne son titre au roman.

Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, J.Heska

Couverture Pourquoi les gentils ne se feront plus avoirJe m’appelle Jérôme et je ne suis pas quelqu’un de populaire. Invisible pour mon entourage, insipide pour mes collègues, insignifiant pour ma petite amie. Un jour, je suis tombé sur un article dans un magazine bon marché censé m’aider à régler un certain nombre de problèmes dans ma vie. Ca m’a amené un peu plus loin que prévu … Ah oui, le « un peu plus loin », c’est devenir le chef de file involontaire d’un mouvement philosophique qui a révolutionné le monde.

Encore un livre découvert dans le cadre du Coup de Coeur 2013 pour auteurs peu médiatisés, mais j’avais déjà eu l’occasion de découvrir J. Heska à travers un autre de ses romans.

Dans l’ensemble, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce court roman, lu en version numérique. J’ai trouvé l’idée de départ excellente, et les différents développements peuvent mener à la réflexion, tout en offrant une histoire au final plutôt optimiste.

Le personnage principal, trop gentil pour vraiment s’imposer au travail ou dans son cercle d’ami, m’a d’abord agacée, mais je m’y suis finalement attachée, d’autant que Jérôme, tout « gentil » qu’il est, n’en est pas moins intelligent et capable d’une certaine ironie, sans laquelle il paraîtrait assez fade. J’ai aimé la façon dont les choses lui échappaient totalement, faisant de lui le héros involontaire d’une aventure humaine qui prend finalement une grande ampleur.

Le seul défaut de ce livre à mon avis, c’est qu’il est très court. J’aurai apprécié que l’auteur aille jusqu’au bout de son idée de départ, car je suis restée un peu sur ma faim à la fin du récit de Jérôme.

Une brèche dans le mur, Joëlle Adani

Couverture Une brèche dans le murEn 1989, une équipe de coureurs français, sponsorisée par l’épicerie et la brasserie du coin, s’apprête à effectuer une course sans précédent de Béziers à Moscou pour célébrer le bicentenaire de la Révolution. Son long trajet à travers l’Europe sera ponctué de drames amoureux et de rencontres saugrenues qui prendront peu à peu le pas sur l’exploit sportif à proprement parler. Les quatre hommes et les quatre femmes sont en effet loin de s’imaginer que, dans ce contexte de guerre froide, leur équipée va attirer l’attention des services secrets américains et européens et qu’ils vont avoir un rôle à jouer dans la chute du Mur.
Pourquoi des civils français iraient-ils en courant jusqu’à Moscou? L’idée semble trop bizarre pour être crédible. La CIA, le MI5 et la DGSE sont donc persuadés qu’il y a là anguille sous roche. Chaque geste innocent des coureurs filés par des espions depuis leur départ, va ainsi être comiquement réinterprété et disséqué à la loupe par les services secrets, créant deux niveaux de lecture pour ce roman haletant.

En lisant le résumé, j’avoue que je n’était pas très emballée par cette lecture. Je déteste la course à pieds. Si si, c’est un argument ! Donc suivre les pérégrinations de personnages qui n’ont rien d’autre à faire qu’agiter les gambettes en transpirant pendant des milliers de kilomètres, ça ne me parlait pas vraiment. D’autant plus qu’en terme de personnages, on nous présente dès le début une vraie ribambelle de noms, personnalités et caractéristiques un peu difficiles à retenir d’un seul coup. J’ai fini par m’attacher à certains de ces protagonistes, même si j’ai regretté que leur nombre empêche l’auteur de vraiment les approfondir. Par contre, j’ai trouvé qu’ils fonctionnaient très bien en tant que groupe, dans le sens où leurs interactions étaient retranscrites de façon intéressante.

J’ai donc été assez surprise de me prendre autant au jeu. Bon, ce roman ne m’a pas embarquée comme ont pu le faire certains de mes coups de coeur, mais c’était quand même une lecture étonnamment sympathique. Il faut dire que l’auteur se permet bien des libertés dans sa réécriture de notre histoire proche, ce qui, en plus de son choix de suivre un groupe de coureur, crée au final une trame originale, plutôt intéressantes, parfois quand même un tout petit peu indigeste  à cause des nombreux intervenants qui s’y croisent (et s’y entretuent!) à coups de quiproquos.

Le tout est raconté avec un style efficace, qui incite le lecteur à vouloir découvrir la suite. Dommage quand même qu’il reste quelques coquilles dans la version numérique, et que les personnages manquent peut-être un peu d’épaisseur.

La zygène de la filipendule, Ricardo Salvador

Couverture La Zygène de la filipenduleDans l’enceinte d’un zoo en faillite voué à une reconversion en centre de loisirs, un des repreneurs chargés de fermer le site est retrouvé assassiné. Un commissaire – qui souffre d’une homonymie fâcheuse avec un célèbre policier belge – mène l’enquête, aidé en cela par un médecin légiste déjanté et un inspecteur aussi dévoué qu’inefficace. L’autopsie aboutit à un premier constat improbable : c’est un éléphant qui aurait fait le coup ! Ou un ours… ou peut-être bien les deux ? Mais ce n’est qu’un début, un second cadavre fait bientôt son apparition, puis un troisième… Dans cette jungle urbaine, tout le monde se retrouve dans le collimateur du commissaire : Nestor, le soigneur du zoo, son frère Pollux, bohème notoire et joueur endetté, le directeur du zoo idéaliste alcoolo, l’ambitieux sous-directeur, les membres du conseil d’administration, Joséphine la femme de service, sorcière à ses heures, et Ginette, la caissière, qui se prépare à une nouvelle invasion teutonne… Immergé dans un univers où les plus dangereux prédateurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit, le policier patauge et l’enquête piétine. Ajoutez à cela des vautours rigolards, un orang-outan amateur d’équations différentielles, un lama psychopathe, un tigre végétarien, un couple de dendrobates, sans oublier la fameuse « zygène », et vous obtiendrez un roman dé-zoo-pilant…

Le début de cette lecture a été un peu difficile, car j’ai été assez désorientée par le ton employé par l’auteur. En effet, celui-ci multiplie les traits d’humour, en ne ménageant pas ses effets, et si certaines situations ou certains jeux de mots m’ont effectivement paru assez cocasses et drôles, l’ensemble m’a semblé un peu lourd, parfois même verbeux.

Pourtant, la galerie des personnages présentés dans le roman, du plus loufoque au plus détestable, ne manque pas d’intérêt, l’intrigue est plutôt originale… mais à force d’en rajouter dans l’humour, il m’a semblé qu’on y perdait en efficacité narrative. Certaines péripéties, bien qu’elles contribuent à construire l’univers un rien barré voulu par l’auteur, ne m’ont pas semblé essentielles pour faire avancer le récit. Les situations de découverte des différents meurtres m’ont semblé répétitives, peut-être parce que trop nombreuses, et pourtant, la résolution de l’enquête se fait un peu à la va-vite, ce qui est dommage car elle aurait peut-être mérité plus d’explications.

Malgré ces défauts de rythme et quelques longueurs, j’ai quand même plutôt apprécié cette lecture, en tout cas originale, et suivi les différents protagonistes avec plaisir.

Sacrée petite robe noire, Nathalie Ribierre-Dubile

Couverture Sacrée petite robe noirBetty est une femme de ministre et passionnée par la mode. Un soir elle rencontre un rappeur et sa vie va en être à jamais bouleversée.

Je n’ai pas l’habitude d’abandonner un livre en cours de route, surtout s’il s’agit d’un livre lu dans le cadre d’un partenariat (ici, l’Opération Coup de Coeur 2013), mais pour celui-ci, je me suis forcée à lire à peu près la moitié, avant de me tourner vers des lectures qui me tentaient plus.

Betty représente à peu près tout ce que je déteste chez un personnage. Totalement soumise à son mari, sa préoccupation première est de courir les magasins chics, elle est prétentieuse, bavarde, superficielle, égoïste  pas très intelligente et à mon avis pas très intéressante non plus.

Bien sûr, son attitude dénote aussi son malaise, son envie de changer de vie (ce qui apparemment se passe dans la suite du récit, mais je ne suis pas allée jusque là). N’empêche que je ne l’ai pas trouvée intéressante, car sa personnalité ne pas semblé assez élaborée… Lire l’histoire d’un personnage antipathique ne me dérange pas du tout, au contraire, tant que l’auteur parvient à m’y intéresser. Là, ça n’a pas été le cas, surtout à cause des dialogues qui émaillent le livre. Dans un souci de réalisme, l’auteur a reproduit tous les tics de langages de ses personnages, ce qui donne lieu à des échanges que j’ai trouvé bavards et assez creux.

Au niveau de l’intrigue, les faits s’enchaînent sans être approfondis. Betty va faire les boutiques, rentre chez elle, embrasse son mari, se lance dans un projet associatif, va faire un discours et se fait alpaguer par un rappeur… Le tout m’a paru trop court, trop brouillon, pas assez développé, et comme je commençais déjà le livre en traînant des pieds, ça ne m’a pas aidé du tout à m’accrocher… la preuve, j’ai abandonné après la rencontre (que j’ai trouvé très peu crédible) avec le rappeur.

Et pourtant, même si je ne suis pas fan de chick-lit, l’environnement dans lequel évolue Betty, son mode de vie, son évolution psychologique  auraient pu à mon avis donner lieu à une intrigue plus riche, plus approfondie, avec des problématiques plutôt intéressantes. Mais ce récit très court, et ce personnage presque caricatural ne m’ont pas du tout convaincue.